Cinéma et éducation permanente
par l'équipe des Grignoux
public scolaire : 15 ans et plus
Page web (html), prix: gratuit.
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Le cinéma, qu'il soit vu en salles, à la télévision ou aujourd'hui sur écran d'ordinateur, reste un formidable outil de communication et d'information mais également un vecteur essentiel d'émotion et d'imaginaire.
C'est, comme on le dit souvent, une «fenêtre ouverte sur le monde» qui nous permet de découvrir d'autres réalités, éloignées dans le temps et dans l'espace, mais également de créer un espace de dialogue avec d'autres personnes, d'autres cultures, d'autres sociétés. Il nous permet surtout de découvrir et de partager d'autres points de vue, de mieux comprendre des hommes et des femmes que nous pourrions croire très différents de nous. En cela, le cinéma peut certainement être abordé comme un outil d'éducation permanente en favorisant le dialogue avec le film lui-même, son auteur et les personnages qu'il met en scène, mais également avec les autres spectateurs qui réagiront chacun à leur manière à la vision du même film.
Bien entendu, la représentation cinématographique du monde (comme toute autre représentation d'ailleurs) est nécessairement partielle, souvent partiale et parfois polémique. La réflexion sur le cinéma comme outil de représentation est donc indispensable pour mieux en percevoir les enjeux mais également l'éventuelle valeur de vérité: entre la croyance naïve au cinéma et une position hyper-critique qui conclut un peu hâtivement que toute image est mensongère, il est sans doute nécessaire, dans une perspective d'éducation, de prendre la mesure de façon plus nuancée de la pertinence de la mise en scène cinématographique et du point de vue qu'elle traduit sur le monde. Cela ne peut cependant pas se faire de manière générale (à travers par exemple une analyse formelle du «langage cinématographique») et nécessite une réflexion sur chaque film, sur son propos singulier, sur sa manière propre d'aborder la réalité (ou certains de aspects) et sur les enjeux particuliers qui sont les siens.
Mais le cinéma met également en jeu ce qu'Edgar Morin a appelé «l'homme imaginaire». À travers la fiction, il sollicite en effet notre «imagination», nos émotions, nos fantasmes, la part la plus personnelle et la plus cachée de notre psyché. Grâce au cinéma, il est donc possible d'interroger — de façon indirecte — cette part d'imaginaire qui nous entraîne irrésistiblement vers certains films et certaines fictions. Sans pratiquer de «psychanalyse sauvage», l'on peut dans une perspective d'éducation permanente mener avec les spectateurs une réflexion sur la fascination souvent très singulière que les films exercent sur nous, et ainsi mieux comprendre les émotions qu'ils suscitent en chacun de nous.
Enfin, le cinéma propose à travers chacune de ses réalisations — grâce au travail du son et de l'image — une mise en forme singulière, une «mise en scène» de la réalité mais aussi de la fiction, qui mérite d'être interrogée notamment du point de vue artistique.
On trouvera donc ici, dans une perspective d'éducation permanente, une série d'études et d'analyses portant sur différents films. il paraît en effet difficile de proposer une réflexion générale sur le cinéma qui permettrait de rendre compte de façon abstraite de l'ensemble de ses réalisations. On a donc préféré une approche moins ambitieuse mais permettant de mener des réflexions plus précises et plus concrètes sur des films susceptibles de retenir l'attention d'un large public par l'importance des thématiques abordées ou par leurs qualités artistiques. La liste des films analysés dans cette perspective est disponible à la page suivante (cliquez sur le lien lien en haut de ce texte de présentation).
Quelques-uns des films analysés :
- À l'ouest de Pluton de Henry Bernadet et Myriam Verreault [thèmes abordés : analyse du scénario et représentation de l'adolescence]
- Les Barons de Nabil Ben Yadir [thèmes abordés : les jeunes issus de l'immigration entre ironie et stéréotypes]
- Brendan et le secret de Kells de Tomm Moore [thème abordé : le graphisme au cinéma]
- Les Bureaux de Dieu de Claire Simon [thèmes abordés : le plannning familial, les femmes, l'amour et la sexualité]
- Eldorado de Bouli Lanners [thème abordé : esthétique picturale, esthétique cinématographique]
- Erreur de la banque en votre faveur de Michel Munz et Gérard Bitton [thèmes abordés : bourgeoisie et manières d'être]
- Fish Tank d'Andrea Arnold [thèmes abordés : adolescence, désirs et désillusions]
- Illégal d'Oliver Masset-Depasse [thème abordé : le point de vue du réalisateur sur la réalité de centres fermés pour étrangers en situation irrégulière]
- Juno de Jason Reitman [thème abordé : comprendre les motivations d'un personnage]
- Looking for Eric de Ken Loach [thème abordé : analyser le propos du film : audace, confiance, imagination, solidarité!]
- Mèche blanche de Philippe Calderon [thème abordé : image et cinéma]
- Mia et le Migou de Jacques-Rémy Girerd [thème abordé : une première approche du montage alterné au cinéma]
- Modus Operandi de Hugues Lanneau [thèmes abordés : l'argumentation en histoire, le génocide juif pendant la Seconde Guerre mondiale]
- Le Petit Chat curieux de Goda Tsuneo [thèmes abordés : enfance et cinéma, amitié et premières relations sociales]
- Le Petit Fugitif de Morris Engel, Ruth Orkin et Ray Ashley [thème abordé : enfance et cinéma, le travail de mise en scène]
- Le Piano dans la forêt de Masayuki Kojima [thème abordé : la construction du scénario et des personnages]
- La Première Étoile de Lucien Jean-Baptiste [thèmes abordés : préjugés, clichés et stéréotypes]
- La Rafle de Roselyne Bosch [thème abordé : le film et l'Histoire]
- Slumdog Millionaire de Danny Boyle [thème abordé : l'esthétique cinématographique, première approche]
- Sœur Sourire de Stijn Coninx [thème abordé : éducation au cinéma]
- La Vague - Die Welle de Dennis Gansel (1) [thèmes abordés : autorité et soumission, groupe et individu]
- La Vague - Die Welle de Dennis Gansel (2) [thèmes abordés : le montage cinématographique, technique et effets]
- Valse avec Bachir d'Ari Folman [thème abordé : la guerre, réalité et représentation]
- La Vie des autres - Das Leben der Anderen de Florian Henckel von Donnersmarck [thème abordé : éléments de mise en scène cinématographique]
- Vitus, l'enfant prodige de Fredi M. Murer [thèmes abordés : les relations interpersonnelles, silences et non-dits]
- Welcome de Philippe Lioret [thème abordé : l'immigration clandestine, entre cinéma et réalité]







