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affiche du film Il était un petit navire

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Il était un petit navire

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  • Réalisé par
    Marion Hänsel
  • Distributeur
    Celluloid dreams
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    Belgique
  • Année
    2019
  • Durée
    1:03
  • Version
    Version française
  • Date de sortie
    2019-11-12

Marion Hänsel signe un essai filmo-biographique, sincère et poétique, sur le temps qui passe et la mémoire

Une femme hospitalisée pour une assez longue période observe ce qui l’entoure. Sa chambre, la vue sur la ville, le ciel, les couloirs, les ascenseurs et le personnel soignant. Elle écoute les sons, différents de jour ou de nuit. Elle a le temps de rêver, de revoir certains moments de sa vie. Ces souvenirs, tels des petites bulles, débutent à sa naissance en 1949, à Marseille, et nous emmènent à Anvers, Paris, New York ou en Angleterre… pour se terminer en Flandre en 2015, après sa sortie d’hôpital. Cette femme, nous ne la verrons pas. Nous entendrons simplement sa voix qui nous raconte des histoires émouvantes, dures, drôles ou tristes qui ont jalonné sa vie.

Réalisatrice belge au parcours artistique plébiscité internationalement depuis plus de trente ans (citons Le lit, Dust, Les noces barbares et Si le vent soulève les sables), Marion Hänsel nous revient en toute discrétion. Il était un petit navire est un projet très personnel, un poème cinématographique, dans la lignée de Nuages, lettres à mon fils qu’elle avait réalisé en 2002, qui appelle à la rêverie, à l’abandon. À travers un dispositif formel imaginatif qui mélange, de manière volontairement aléatoire, images d’archives personnelles et anonymes, la cinéaste revient sur sa propre histoire, artistique et familiale. Elle le fait à sa manière, en brouillant joliment les pistes. Marion Hänsel regarde dans le passé sans amertume, d’ailleurs le film est dédié à la vie, à ce qui bouge, respire, va de l’avant, ce qui n’empêche pas la mélancolie de passer ici et là. Sur ces images et leur enchaînement très musical, la voix off de Marion Hänsel se pose, légère, complice. Les phrases, rédigées dans un bel élan littéraire, sont simples, directes et, au final, rassurantes. Elles semblent lues par une amie que l’on écouterait jusqu’au bout de la nuit nous parler de sa vie, car ce qu’elle nous dit, par sa justesse, peut faire écho à nos souvenirs les plus enfouis.

Très présente, la mer traverse le film, lui donne ce mouvement et ce goût du voyage qui contrastent avec le caractère statique et clos de cette petite chambre d’hôpital d’où tout démarre. Un film qui, à l’image de l’émotion suscitée dans sa dernière séquence, aurait pu s’appeler La tendresse, comme l’une des précédentes réalisations de Marion Hänsel.

NICOLAS BRUYELLE, LES GRIGNOUX

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