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Une analyse proposée par les Grignoux
et consacrée au film
Une vie meilleure
de Cédric Kahn
France , 2011, 1 h 50
avec Guillaume Canet, Leïla Bekhti, Slimane Khettabi


L'analyse proposée ici s'adresse notamment aux animateurs en éducation permanente qui verront Une vie meilleure avec un large public et qui souhaiteront approfondir avec les spectateurs la manière dont il représente en particulier les rôles masculins et féminins.

Cette analyse est également disponible gratuitement au format pdf.Une vie meilleure au format pdf

Le film

Yann et Nadia, jeunes trentenaires travaillant dans le milieu de la restauration à Paris, espèrent une vie meilleure, pour eux et aussi pour Slimane, le fils de Nadia.

photoLorsque Yann découvre une maison abandonnée à vendre au bord d'un lac, il a l'impression de toucher du doigt un rêve qu'il ne s'autorisait peut-être plus : celui de posséder son propre restaurant, dans un cadre enchanteur et, cerise sur le gâteau, de l'exploiter avec la femme qu'il aime. Pour concrétiser ces ambitions à la fois professionnelles et familiales, Yann va prendre de gros risques financiers et juridiques, notamment en contractant des prêts revolving[1] pour financer son apport personnel lors de l'achat du bien et en faisant l'impasse, lors des travaux de rénovation, sur la mise en conformité des normes de sécurité. Les deux jeunes gens sont dès lors déjà surendettés, et l'ouverture du restaurant, qui aurait permis les premières rentrées d'argent, est refusée par les services de sécurité. Yann et Nadia, pris à la gorge, se déchirent : Yann refuse de vendre car cela signifierait renoncer à son rêve tandis que Nadia, consciente de la situation inextricable dans laquelle ils se trouvent, décide de partir au Canada où on lui promet un boulot de serveuse mieux rémunéré qu'à Paris.

Dans son entêtement, Yann va rencontrer Marc, un homme d'affaire véreux et un marchand de sommeil. Dans un premier temps, Marc apparaît comme le sauveur de Yann puisqu'il accepte de financer les travaux de remises aux normes du restaurant, d'en assurer la gérance et de lui louer une chambre (dans un immeuble sordide...). En réalité, Yann se retrouve à la merci de cet homme qui attend que le jeune homme renonce à son projet et lui vende son restaurant à prix cassé, ce qui finit par arriver. Endetté à vie, Yann décide de s'extraire par la force de cette situation invivable : il agresse Marc, qui est par ailleurs un marchand de sommeil, et il lui vole l'argent des loyers avant d'aller récupérer le jeune Slimane à l'école et de s'enfuir avec lui pour le Canada où ils retrouvent Nadia... emprisonnée pour trafic de drogue alors qu'elle pensait sincèrement faire un boulot de représentante en cosmétique.

Si Yann a dû renoncer malgré lui à son projet de restaurant en France, il est parvenu à réunir « sa » famille de l'autre côté de l'Atlantique, même s'il va falloir dans un premier temps se battre pour la libération de Nadia.

Objectif de l'analyse

Le film de Cédric Kahn décrit le processus du surendettement, ce piège tendu à la plupart des personnes vivant dans la « société de consommation », ainsi que la rapidité avec laquelle il peut plonger ces mêmes personnes dans une grande précarité, simplement pour avoir cru, ou aspiré, à une vie meilleure...

photoL'analyse qui suit ne va cependant pas revenir sur l'explication de ce phénomène, étant donné que le film donne déjà pas mal d'informations et de pistes de réflexion à ce sujet. Elle s'attachera plutôt à mettre en lumière un caractéristique moins évidente d'Une vie meilleure, à savoir la prégnance de certains stéréotypes[2] féminins et masculins. En effet, lors de la vision d'un film, lorsque l'on est absorbé par l'histoire mise en scène, il n'est pas évident de repérer immédiatement les stéréotypes que véhiculent parfois certains personnages ou certaines situations. C'est précisément pour cela qu'il peut être intéressant d'y revenir de façon réflexive, tout en soulignant les raisons pour lesquelles cette approche « ne va pas de soi ».

De plus, le style réaliste et social dans lequel le réalisateur a choisi d'inscrire ce film[3] rend encore plus difficile cette mise à distance nécessaire à la perception des clichés et représentations toutes faites. La mise en scène d'un univers citadin contemporain, l'immersion « presque documentaire »[4] de la caméra dans les quartiers très pauvres de Saint-Denis et la description de problèmes sociaux qui trouvent un écho dans l'actualité contribuent ainsi à l'adhésion du spectateur : l'histoire « sonne vrai » et l'on a presque l'impression de pouvoir croiser ces personnages au coin de la rue.

Le but de cette analyse est donc d'amener les participants à percevoir, à travers des situations précises tirées du film, les stéréotypes masculins et féminins que véhiculent les personnages de Yann et de Nadia ainsi qu'à prendre de la distance avec certaines représentations qui semblent naturelles et aller de soi alors qu'elles sont socialement et culturellement construites.

Quelques pistes de réflexion

En partant de scènes tirées du film, nous allons nous attacher à observer et à décrire les comportements de Yann et de Nadia et le rapport que chacun entretient :

  1. aux relations amoureuses : comment le personnage se positionne-t-il dans une histoire d'amour ?
  2. au travail : comment le personnage conçoit sa relation au travail ?
  3. à l'adversité : comment le personnage réagit-il en situation d'échec ?

Nous allons voir qu'à travers la construction des personnages et la mise en scène, le film véhicule, sans doute de manière inconsciente, des stéréotypes et des clichés liés aux genres masculin et féminin.

1. Une relation amoureuse déséquilibrée

Une Vie meilleure raconte l'histoire d'amour naissante entre Yann et Nadia. Leurs comportements dans la relation amoureuse nous en apprennent sur leur personnalité, leur histoire, leur manière de se projeter dans l'avenir. Ils répondent aussi à un schéma classique et stéréotypé de relation homme/femme. photoYann a en effet les attitudes et les comportements proches de ceux que l'on « attend » traditionnellement d'un homme : il aborde Nadia en séducteur sinon en conquérant, c'est lui qui prend l'initiative du rendez-vous et du baiser. Nadia n'oppose pas de résistance à Yann : elle doute de sa présence à la fin de son service (« J'ai fini à trois heures du matin, tu ne vas quand même pas m'attendre jusque-là ? »). Ensuite, lorsque Yann lui demande combien de chances ils ont de passer la nuit ensemble, elle répond : « Zéro ». Mais Yann ne tient absolument pas compte de ce refus et l'embrasse presque aussitôt.

Le comportement de Nadia est paradoxal : alors qu'elle dit ne pas vouloir passer la nuit avec Yann, elle se laisse embrasser. De plus, il semble naturel que Yann ne tienne pas compte de son (non) désir à elle. Plusieurs stéréotypes semblent à l'œuvre ici :

  • « c'est l'homme qui décide parce que, de toute façon, la femme ne sait pas ce qu'elle veut vraiment » ;
  • « la femme est une menteuse ou une hypocrite : elle dit non à Yann par convenance, parce qu'ils se rencontrent pour la première fois » ;
  • « la force de caractère de Yann "éblouit" la petite serveuse qui est comme happée par cette volonté plus forte qu'elle ».

Dans tous les cas, l'attitude de Nadia répond aux stéréotypes de la femme fragile, de la femme-enfant qui a besoin de protection. D'autre part, lorsque sa volonté n'est pas respectée, elle ne se rebelle pas. Elle laisse Yann choisir pour eux deux. Enfin, le court dialogue entre Yann et Nadia avant le baiser informe le spectateur que Nadia est « fatiguée », ce qui vient confirmer l'état de faiblesse du personnage. Yann quant à lui répond au stéréotype de l'homme fort, sûr de lui, capable de prendre des décisions pour lui mais aussi de les imposer à son entourage. Il est le moteur de la relation.

2. Yann et Nadia : un rapport très différent au travail

Pour Yann, être propriétaire et exploitant de son propre resto représente bien plus que des rentrées d'argent qui lui permettraient de vivre avec sa famille. Il nourrit des attentes importantes à l'égard de ce projet professionnel comme par exemple son épanouissement personnel - la fameuse « réalisation de soi » et la reconnaissance sociale supposée en découler. L'on peut également imaginer que Yann, qui a grandi en famille d'accueil, espère avoir enfin son propre foyer. Tous ces rêves se bousculent dans la tête de Yann lorsqu'il découvre cette maison au bord du lac. La force de son ambition et de ses attentes explique sans doute son entêtement pour ce projet et la quasi-impossibilité pour lui d'y renoncer.

Si l'ambition caractérise le rapport de Yann au travail, pour Nadia en revanche le travail est un moyen pour « survivre » comme elle le dit elle-même. Elle n'attend pas de son travail un épanouissement quelconque, ne compte pas « faire carrière » dans quoi que ce soit. Lorsqu'elle choisit de partir au Canada, ce n'est pas pour son plaisir : « Je fais ce que je peux » dit-elle au bord des larmes à Yann et donc pas ce qu'elle veut. Nadia travaille dur pour subvenir aux besoins de sa famille ; sa place dans le monde du travail ne l'émancipe pas mais la confine au contraire dans son rôle de mère. Le rêve ou l'ambition de se réaliser professionnellement n'ont pas leur place dans sa vie. Nadia évoque, elle aussi très brièvement, son passé au Liban qu'elle a quitté à 19 ans pour venir en France, enceinte de Slimane qui « n'a pas de père ». Ni Yann ni Nadia n'ont eu une vie très heureuse ou très facile jusqu'à présent et pourtant leur volonté ne s'est pas émoussée de la même manière.

Ces rapports très différents à l'égard du travail répondent encore à des stéréotypes de genres très forts. Dans l'imaginaire collectif, un homme, « un vrai », doit être capable de dominer et de contrôler tous les aspects de sa vie. Il « pilote » sa destinée, a un but clairement défini et les tâches auxquelles il se consacre l'élèvent vers un idéal. Le film montre Yann dans cette position de maîtrise à de très nombreuses reprises.

photoLes scènes les plus évidentes sont celles où il apprend au jeune Slimane à piloter un hélicoptère téléguidé, puis à pêcher et enfin à conduire une motoneige. Ces moments de transmissions d'homme à homme, de manipulation d'engins et d'apprentissage de comportements considérés comme masculins se font toujours en l'absence de Nadia. Elle reste à l'écart de cette dynamique de transmission et de maîtrise : dans la première des trois scènes, elle dort sur l'herbe, en retrait de l'action ; au moment de la scène de pêche, elle a disparu au Canada, et pendant que Yann et Slimane font de la motoneige... elle est en prison.

La scène de la crêpe est le seul moment comparable entre Slimane et sa mère. Ce moment se solde par un échec cuisant puisque Nadia s'aperçoit un peu tard qu'elle n'a pas assez d'argent pour offrir une crêpe à son gamin.

Par ailleurs, même si le jeune couple vit ensemble les différentes étapes du projet de restaurant, ils n'ont pas la même implication et leurs interactions suivent un schéma récurrent dans le film : Yann émet des projets, entreprend des démarches, trouve des solutions, la plupart du temps mauvaises, quand Nadia acquiesce ou écoute ses propositions. Ce déséquilibre est flagrant dans de nombreuses scènes :

  • Lorsque Yann propose de téléphoner aux propriétaires de la maison, il s'adresse à Nadia : « Une occasion pareille, ça se tente, non ? », ce à quoi Nadia répond, évasive « Je ne sais pas... oui ? »
  • photoChez le banquier, Yann explique le projet et répond à toutes les questions, Nadia écoute mais n'intervient jamais dans la discussion. L'on remarquera également qu'au moment de se rendre bras dessous bras dessous chez le banquier, Yann s'adresse à Nadia sans jamais la regarder tandis que celle-ci l'écoute attentivement, lui jetant quelques regards admiratifs (l'affiche du film fige précisément cet instant). Le spectateur n'entend pas le contenu de la conversation, les deux protagonistes étant filmé de loin, noyés dans la foule parisienne.
  • Lorsque Yann téléphone à Nadia pour lui annoncer qu'il a trouvé une solution pour financer leur apport personnel dans l'achat de la maison en contractant plusieurs prêts revolving, Nadia lui dit « Mais ça craint ça ! ». Yann la rassure : « Mais non, ça craint rien, la banque ne vérifie pas » et Nadia se contente de cette réponse, pourtant pas très rassurante.

3. Comment réagissent Yann et Nadia face à l'adversité ?

Lors de la scène du pique-nique, Yann porte un bandage à la main. On ne sait pas ce qu'il s'est fait exactement : s'est-il brûlé en travaillant ? A-t-il frappé dans un mur ? Quoiqu'il en soit, ce bandage attire l'attention et marque le personnage comme quelqu'un de potentiellement violent, qui donne et qui prend des coups. Cette hypothèse se vérifie plus tard, au moment de sa dispute avec Nadia. D'une part, il réagit très négativement à son annonce de départ pour le Canada. Pourtant, Nadia semble poser là un choix lucide au vu de leur situation financière déplorable et de la déconfiture de leur projet de restaurant, chose que Yann refuse absolument de constater. Lorsqu'il lève la main sur elle, Nadia cependant n'hésite pas, elle emmène Slimane et quelques affaires avec elle et part précipitamment. Yann qui se retrouve seul, donne un coup de poing dans le mur et détruit plusieurs objets.

photoPlus tard dans le film, lorsqu'il comprend qu'il est endetté à vie pour avoir revendu son restaurant à prix cassé, Yann décide d'agresser physiquement Marc, le marchand de sommeil et homme d'affaire véreux qui a ruiné sa vie, pour lui voler son enveloppe d'argent. Il récupère ensuite Slimane à l'école et s'envole avec lui pour le Canada. Bien entendu, le personnage de Marc est très négatif, et le scénario est construit de telle façon que nous ressentons presque immanquablement de la sympathie pour le geste de Yann, qui apparaît comme une sorte de vengeance plus ou moins légitime. Mais une telle légitimation par la vengeance risque bien de masquer aux yeux de nombreux spectateurs et spectatrices le caractère extrêmement brutal de la solution trouvée par Yann pour s'en sortir.

Nadia quant à elle ne réagit à aucun moment par de la colère ou de la violence alors que les situations déplaisantes ne manquent pas : par exemple, lorsqu'elle apprend que Yann lui a caché faire l'impasse sur des travaux de remise aux normes, pourtant indispensables à l'ouverture du restaurant.

De la même manière, lorsqu'elle demande à Yann de s'occuper un temps de Slimane, elle pleure et s'excuse presque de devoir quitter son pays et son fils (« Ne m'en veux pas, s'il te plaît ! », demande-t-elle à Yann) pour redresser une situation catastrophique dans laquelle Yann l'a pourtant entraînée.

Enfin, lorsque Yann retrouve Nadia en prison, celle-ci lui raconte ses mésaventures et le courage qu'elle n'a pas eu de les avertir de sa situation. Elle dit aussi qu'elle ne cherche pas à se défendre et qu'elle n'a pas eu la force d'entreprendre des démarches pour se trouver un avocat. Ici, la honte de sa situation la submerge et elle réagit par les pleurs et une forme d'apathie. Elle refuse également de voir son fils dans un premier temps. C'est Yann qui parvient à la convaincre de voir Slimane parce qu' « il a besoin de voir sa mère ». Et c'est encore Yann qui prend les devants en décidant de lui trouver un avocat « pour la sortir de là ».

*

Ici encore, le stéréotype de l'homme viril qui réagit par la violence aux situations problématiques est à l'œuvre. Du côté des femmes, la violence est beaucoup moins tolérée. L'usage de la force physique reste l'apanage du sexe dit « fort » et le recours aux pleurs ainsi qu'à la recherche d'une protection, de préférence masculine, celui du sexe dit « faible ».

Suggestion d'animation à réaliser avec les spectateurs

L'animateur peut proposer aux participants (lui inclus éventuellement), de décrire en 10 mots les personnages de Yann et de Nadia. Ces termes seront reportés au tableau et classés en deux colonnes (Yann/Nadia). L'on pourra ensuite demander de répéter l'exercice mais cette fois en choisissant 10 mots qui leur semblent représentatifs de l'image qu'ils ont d'un individu de type masculin et d'un individu de type féminin. Ces nouveaux termes seront à nouveau inscrits au tableau, et répartis entre deux colonnes (Homme/Femme).

Il sera intéressant d'analyser ensuite tant les points communs des deux listes que leurs différences.

L'exercice permettra sans doute en outre une réflexion sur les représentations que chacun entretient à l'égard des deux genres et de constater que parfois, nos attentes que nous pensons être les nôtres sont en fait l'expression de normes sociales largement intériorisées.

Synthèse

Les stéréotypes relevés ici sont généralement partagés par beaucoup d'individus, le plus souvent inconsciemment, et véhiculés par la grande majorité des discours médiatiques. Il ne s'agit donc pas de critiquer un film ou la démarche d'un auteur en particulier. Mais le cinéma de fiction offre la possibilité aux spectateurs de prendre une distance critique par rapport à des représentations stéréotypées, présentes aussi bien dans les productions médiatiques de tout genre que dans la vie quotidienne.

L'exercice se révèle particulièrement intéressant à faire avec les personnages de ce film de Cédric Kahn en raison du ton naturaliste du film et de ses multiples résonances avec des problématiques sociales contemporaines. On pourrait en effet penser que la représentation contrastée des personnages masculins et féminins dans ce film n'est qu'un reflet de la réalité (ou d'une certaine réalité) où l'on pourrait observer de telles différences dans les comportements et les manières d'être (puisque les individus se conforment de façon plus ou moins importante aux modèles de genre qu'ils ont intériorisés) : il est dès lors difficile de décider si le film représente une réalité où règnent les stéréotypes, ou si le film participe a une représentation stéréotypée de la réalité. On remarquera simplement qu'il s'agit certainement d'une causalité circulaire où la réalité et les représentations de la réalité se renforcent mutuellement. Dans le cas du film de Cédric Kahn, on relèvera en outre que tous les « indices » vont dans le même sens, celui d'un contraste accentué entre les personnages de Yann et Nadia, et qu'on n'observe pas - sauf erreur de notre part - de trait nuançant ou contrebalançant cette vision stéréotypée.

*

Pour des informations complémentaires sur les représentations mentales des genres masculins et féminins et leurs manifestations dans le langage, on pourra se reporter aux travaux du sociologue Pierre Bourdieu et notamment à La Domination masculine, Paris, Seuil (Points), 2002. Sur le contraste des « rôles » sexuels dans les relations amoureuses, on consultera en particulier l'ouvrage d'Erving Goffman, L'Arrangement des sexes, Paris, La Dispute, 2002 (éd. or. : 1979).


1. Les prêts revolving sont des prêts à la consommation renouvelables (revolving en anglais). Ils sont parfois accordés, selon les organismes de prêts, sans vérification de la solvabilité du client. Ils constituent une sorte de corne d'abondance, qui se remplit à peine vidée, à condition que le prêt soit remboursé dans les délais, intérêts compris. Or les intérêts pour ce type de prêts peuvent parfois s'élever jusqu'au montant initial du crédit. Dans ce cas, le client se retrouve à devoir rembourser le double de la somme empruntée...

2. Un stéréotype fonctionne comme un modèle, une image, une représentation qui a acquis force d'évidence et qu'il est donc devenu difficile d'identifier en tant que tel. Il s'agit d'une « opinion toute faite réduisant les singularités » (selon définition du Petit Robert, 2006).

3. Dans une interview, Cédric Kahn dit s'être inspiré pour ce film des démarches de Ken Loach et des frères Dardenne.

4. Les images sont tournées dans un vrai squat de Saint-Denis et les personnes que l'on voit à l'écran habitent ces lieux au quotidien.

Affiche

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