Medias
Journal des Grignoux Chargez notre appli mobile S’inscrire à nos newsletters Nos galeries photos Blog Grignews
Medias
Journal des Grignoux en PDF + archives Chargez notre appli mobile S’inscrire à nos newsletters Nos galeries photos
Fermer la page

Une analyse proposée par les Grignoux
et consacrée au film
Turist (Force majeure ~ Snow Therapy)
de Ruben Östlund
Suède, France, Norvège, 2014, 1h58


Le film

Une famille suédoise arrive dans une station de montagne, en France, pour une semaine de ski. Le deuxième jour, alors qu'elle dîne à la terrasse d'un restaurant d'altitude, une avalanche provoquée semble ne pas être contrôlée et la masse de neige se dirige dangereusement vers les tablesŠ C'est la panique. Pendant qu'Ebba, la mère, se précipite sur les deux enfants pour les protéger, le père s'enfuit. Finalement, l'avalanche n'atteint pas le restaurant, tout rentre dans l'ordre, personne n'est blessé. Mais la lâcheté de Tomas, le père, va peser sur l'ensemble de la famille pour le reste des vacancesŠ

Différents axes d'analyse sont possibles pour commenter le film. Ainsi, les interprétations des spectateurs pourraient être confrontées sur différentes questions comme :

  • Quelle image le film donne-t-il de la famille ? Appuyez-vous par exemple sur les différentes scènes du film où les 4 membres de la famille se touchent, où leurs relations se manifestent dans des contacts physiques, ces moments ils semblent vraiment unis.
  • Comment le discours sur l'événement (l'avalanche) évolue-t-il au cours du film ? Essayez de reconstruire la trame narrative du film en examinant ce discours.
  • Comment pourrait-on qualifier l'ambiance du film, son atmosphère ? Par quels moyens le réalisateur élabore-t-il cette ambiance ?

Voici quelques éléments de réponse qui pourraient être apportés à ces questions.

Une image de la famille

À peine arrivée sur les pistes de ski, la famille suédoise se fait prendre en photo : le photographe demande à Tomas, Ebba, Vera et Harry, de se tenir les uns à côté des autres, de se prendre par les épaules, de rapprocher leurs têtesŠ Ainsi, c'est une image assez idéale de la famille qui nous est présentée : ils sont beaux, jeunes, souriants ; ils sont visiblement « ensemble » et paraissent heureux. Mais il s'agit d'une photo mise en scène, en fonction des consignes du photographe.

Un peu plus tard, sur le tapis roulant qui les ramène à la station : Harry grogne, balance un de ses gants, son père semble avoir un peu de mal à le contrôler. Quant à Ebba, elle commente : ça ne m'étonne pas qu'il soit dans cet état, on n'a pas mangé de toute la journéeŠ La réponse de Tomas indique qu'il a bien perçu le reproche légèrement déguisé de sa femme. Ainsi, la tension qu'avait pu faire naître les images et les sons qui ont suivi la première séquence (la station perchée au bord d'un précipice, le violon très nerveux de L'été de Vivaldi, les bruits d'explosion des avalanches qu'on provoque, les grincements du remonte-pente Š) se manifeste concrètement au sein même de la famille.

A la réception de l'hôtel, Ebba fait la connaissance d'une femme à qui elle déclare qu'ils sont là pour que Tomas se consacre à sa famille (plutôt qu'à son travail). Ainsi, ces vacances viendraient combler un déficit de disponibilité du père vis-à-vis de sa famille.

L'image de la famille idéale est donc légèrement écornée par ces petits détails.

Après la première journée de ski, parents et enfants font la sieste dans le même lit. Les sous-vêtements bleus qu'ils portent tous, semblent illustrer l'harmonie. L'image est belle et touchante de ces corps endormis, en contact les uns avec les autres. Mais le téléphone sonne, Ebba se réveille. Tomas prétend qu'il ne répondra pas, comme une preuve que cette semaine de vacances est exclusivement consacrée à la famille. Ebba se retire dans la salle de bain, et Tomas vérifie illico s'il a un message. Ici encore, un petit bémol vient troubler la représentation idyllique : Tomas ne se détache pas si facilement de son travail qu'il le prétend.

Ensuite vient l'avalanche : Tomas s'est encouru vers la sortie et cette lâcheté va profondément perturber l'harmonie familiale. Si le conflit oppose principalement les parents, les enfants ressentent l'anomalie de la situation et traduisent ce sentiment, notamment par le rejet des parents hors de la chambre, au retour à l'hôtel.

Le discours autour de l'événement (voir ci-dessous) va évoluer au long du film pour aboutir à la crise de Tomas, qui s'effondre, révèle toutes ses lâchetés, sanglote abondamment. Ses pleurs très sonores alertent les enfants qui viennent enlacer leur papa. Vera est la première à venir consoler son père et exige de sa mère qu'elle aussi vienne s'agglomérer au bloc que forment maintenant Tomas en pleurs, Harry et Vera qui le tiennent dans leurs bras. Ebba est passablement en colère contre son mari, qui a avoué toutes ses « trahisons » ; mais elle est en quelque sorte empêchée de manifester cette colère parce que Tomas sanglote et parle de lui-même à la 3e personne. (Celui qu'elle a vu est « un autre », qu'il déteste et avec qui il n'en peut plus de vivreŠ) Il ne reste alors à Ebba qu'à ravaler cette colère et à se joindre à la famille réunie autour du père effondré. Ici, l'image de la famille groupée dans un moment pénible est un peu faussée dans la mesure où la mère n'en fait partie que résignée.

Par ailleurs, le père en grande détresse présente à ses enfants une image à l'opposé des attentes : il pleure, il souffre ; c'est lui qui a besoin d'amour et de protection. Ce sont les enfants, et particulièrement Vera, qui prennent les choses en main et consolent.

Cette image du père, totalement amochée, il faut maintenant la restaurer. Pour cela, les parents mettent très probablement en scène un nouvel événement : la famille s'en va skier, très haut semble-t-il, sur une piste perdue dans le brouillard. Ebba demande s'il n'y a pas de danger et Tomas affirme que non, qu'il faut le suivre, c'est lui qui montrera le chemin. Il dirige ensuite la manœuvre et guide ses enfants sur la piste. Mais arrivés plus bas, Tomas et les enfants constatent qu'Ebba ne les a pas suivisŠ Tomas part alors à sa recherche et peu après, il la ramène dans ses bras, comme si elle s'était blessée lors d'une chute. Tous les membres de la famille se serrent alors les uns contre les autres et se félicitent d'avoir réussi . L'union de la famille est parfaitement rétablie, le père ayant cette fois assumé le rôle qui lui est traditionnellement dévoluŠ Bizarrement, Ebba se relève alors et remonte la pente sans difficultés, comme pour aller rechercher ses skisŠ Les enfants sont peut-être dupes, mais pas le spectateur qui comprend alors que l'incident a été monté de toutes pièces, uniquement pour rétablir l'image du père.

L'histoire pourrait se terminer là, avec ce tableau d'une famille, apparemment exemplaire (la famille, en tenue de ville, filmée de face à la sortie de la station, semble extrêmement sure d'elleŠ ) mais qui cache en réalité quelques faillesŠ comme toutes les familles sans doute ! Pourtant, un dernier événement vient troubler le calme revenu. Le chauffeur du car qui les ramène dans la vallée fait des manœuvres inquiétantes, semble ne pas savoir conduire. Ebba, surtout, s'inquiète et finit par exiger de sortir du car. On peut noter que, dans ce moment de panique, elle ne prend pas ses enfants avec elleŠ Ainsi, tout se passe comme Mats l'a interprété : en situation de danger, l'instinct de survie prendrait le pas sur l'instinct parental. Finalement, face au mouvement désordonné des passagers, Mats dirige la manœuvre et évacue le car. Tous les passagers continuent la descente à pied. Là, un homme propose une cigarette à Tomas, qui refuse puis finalement accepte. Harry s'étonne et demande à son père s'il fume. Tomas répond que oui, il fume. Avec ces derniers mots, Tomas semble assumer qui il est vraiment, comme si dorénavant, il ne mentirait plus à sa famille, quitte à correspondre un peu moins au père idéal.

Les derniers plans du film montre la famille « ensemble » : une image d'union qui paraît enfin authentique ?

 

Ainsi, si la famille suédoise du film présente a priori toutes les caractéristiques de la famille idéale, ces vacances vont faire apparaître pas mal de failles, dont la principale est la lâcheté du père. La mise en question de son comportement aboutit à une révélation : Tomas n'est pas le père exemplaire que l'on croit : non seulement il accorde trop de temps et d'attention à son travail et n'est donc pas assez disponible, mais en plus il n'a pas l'instinct de protéger ses enfants quand ils sont en danger, il est égoïste, il ment, il triche, il trompe sa femmeŠ

Le film interroge donc la notion de famille et les rôles de ses membres ; d'autres éléments du film vont dans le même sens. Pensons par exemple au personnage de Charlotte, la suédoise qu'Ebba rencontre à la réception le premier jour et avec qui elle va partager quelques moments. Dès le début, Charlotte annonce qu'elle a des enfants et que c'est « à cause d'eux » qu'elle est làŠ L'on peut penser qu'elle a besoin de se séparer de ses enfants quelques jours, probablement parce qu'elle est fatiguée de jouer le rôle parfois ingrat de mère, ce qui implique du travail, de la patience, du dévouementŠ On n'admet pas souvent, a fortiori vis-à-vis d'inconnus, que ses propres enfants sont parfois difficiles et qu'en tant que parent, on est fatigué de s'occuper d'eux.

Ensuite, Charlotte s'affiche avec des hommes qu'elle vient à peine de rencontrer : elle est manifestement en vacances pour avoir des aventures sexuelles. Elle a pourtant un mari et une famille. L'image de la mère infidèle est très surprenante pour Ebba, qui ne comprend pas ce comportement. Ebba est manifestement un peu ébranlée dans ses convictions. Peu de temps après cette discussion avec Charlotte, elle observe Tomas qui skie avec les enfants et elle se met à pleurerŠ

Le film montre également les enfants comme rarement au cinéma, d'une manière très réaliste pourrait-on dire. Harry est difficile après la première journée de ski ; les enfants sont agressifs avec leurs parents après l'avalanche ; Harry grogne le jour où ils skient sans Ebba et finit par dire, sur un ton qui traduit de l'angoisse et de la colère, qu'il ne veut pas que ses parents divorcent. Harry a évidemment bien perçu la tension qui existe entre ses parents.

Le discours autour de l'événement

Après l'avalanche et la fuite de Tomas, toute la famille est perturbée. Il va falloir parler de cet événement pour essayer de le comprendre, confronter les points de vue et finalement surmonter le problème. Mais cette parole va mettre un certain temps à émerger. En effet, dans un premier temps, les protagonistes restent muets : Ebba rentre à l'hôtel sans attendre Tomas et les enfants, elle est visiblement en colère. Mais comme Tomas n'aborde pas lui-même le problème , elle refuse d'évoquer ce qui s'est passé. Les enfants non plus ne parlent pas de la fuite de leur père mais se montrent fermés, voire agressifs avec leurs parents et exigent qu'ils les laissent seuls.

C'est devant des témoins que l'avalanche est relatée pour la première fois : Charlotte et sa conquête du jour. C'est Tomas qui parle et déclare qu'ils ont eu peur. Cette version est insuffisante pour Ebba qui ajoute que Tomas a eu si peur qu'il s'est enfui. Mais Tomas nie et va jusqu'à demander à Ebba s'il n'est pas temps qu'elle arrête de boire. De retour à leur chambre, Tomas trouve que ce dîner était horrible. Leur première discussion, seule à seul, montre des points de vue qui ne s'accordent pas : ils ont chacun leur propre version de l'événement. Tomas pense que ces versions peuvent coexister, mais Ebba n'est pas d'accord. Ils clôturent la discussion sur la décision d'avoir une version commune : il y a eu une avalanche, ils ont eu très peur, mais tout s'est bien terminé. Pourtant cette version va à nouveau se révéler rapidement insuffisante pour Ebba, puisqu'elle ignore le motif même de sa colère : la lâcheté de son mari.

Mats, un vieil ami de Tomas, arrive à la station avec sa jeune compagne Fanni, et le couple vient dîner dans l'appartement de Tomas et Ebba. Ce dîner est une nouvelle occasion de parler de l'événement. Cette fois, c'est Ebba qui aborde le sujet et se confie en mettant son mal-être en avant: elle n'est pas heureuse, alors qu'elle a tout pour l'être, parce que Tomas n'assume pas qu'il a été lâche. Tomas est muet, alors que Mats essaie de rationnaliser : Tomas s'est peut-être mis à l'abri pour pouvoir secourir sa famille après ; face au danger, l'instinct de survie de Tomas aurait pris le pas sur son instinct paternelŠ Finalement, Tomas recycle son explication : Ebba et lui auraient simplement deux visions différentes de l'événement. Pour trancher, Ebba propose de regarder les images puisque Tomas a filmé l'avalanche avec son téléphone, des images qui donne raison à EbbaŠ

Plus tard, Tomas essaie de renouer avec Ebba ; il l'enlace, il cherche à lui parler mais elle l'ignore. Elle semble attendre une parole sincère, une confession, préalable à toute autre forme de communication.

Pendant ce temps, le conflit entre Ebba et Tomas a contaminé le couple formé par Fanni et Mats. Fanni s'est montrée sensible au ressenti d'Ebba : elle a avancé sa main pour la toucher et manifester de l'empahtie, elle a versé des larmes discrètes, tandis que Mats a cherché des excuses à Tomas. Entre eux, le discours autour de l'événement va prendre un autre tour. Fanni émet des hypothèses sur la différence entre les hommes et les femmes, puis que les différences entre générations : les hommes plus jeunes seraient plus attentifs à leur famille. Toutes ces explications contrarient Mats, qui se sent mis en question par sa compagne.

Finalement, Tomas craque. Il s'isole dans le couloir et se met à pleurer. Quand Ebba le rejoint, elle commence par ne pas croire à la sincérité de ces larmes. Mais Tomas sanglote à un tel point qu'Ebba est embarrassée à l'idée d'être vus par des étrangers (ils ont pris l'habitude de se tenir dans le couloir pour éviter que les enfants ne les entendent). Tomas se place alors du même côté qu'Ebba en déclarant qu'il déteste celui qu'elle a vu ! Il parle de lui-même à la troisième personne, comme s'il s'agissait d'un autre homme. Dans cette posture, il reconnaît sa faute, et en même temps d'autres passées, mais il s'en disculpe dans le même mouvement en évoquant l'autre lui-même qu'il ne supporte plusŠ

L'ellipse qui suit pose quelques questions : quelle discussion ont eu Tomas et Ebba pour les retrouver en haut des pistes avec les enfants, dans le brouillard ? Tout semble rentré dans l'ordre : Ebba n'est plus fâchée ; au contraire, elle laisse l'initiative à son mari et se montre concernée. Tomas dirige l'ensemble de la famille. Tout se passe comme si la confession de Tomas avait enfin permis la recherche d'une solution pour restaurer l'union de la famille et l'image du père.

Une ambiance angoissante

Les vacances en famille devraient être synonymes de détente, d'amusement et d'ambiance chaleureuse. Pourtant, le film distille dès le début une atmosphère un peu inquiétante.

Les sons

L'été de Vivaldi résonne avec force à plusieurs reprises dans le film : on dit de cette œuvre qu'elle représente un orage d'été et elle dégage réellement une atmosphère oppressante. Cette musique et d'autant plus surprenante que le contexte de la montagne est a priori plutôt calme et silencieux, notamment à la nuit tombée.

Le bruit des explosions destinées à déclencher des avalanches est lui aussi assez angoissant.

La bande sonore du film se distingue par de nombreux grincements : les remonte-pente, qui, particulièrement au passage des pylônes émettent un claquement auquel on ne fait habituellement pas attention ; grincements des remontées mécaniques en tout genre, craquements du plancher dans le couloir de l'hôtel. Le film donne parfois l'impression d'amplifier tous ces bruits, comme par exemple, le bruit des brosses à dents que la famille utilise.

Modernisme et couleurs froides

Perchée sur un surplomb, la résidence hôtelière dans laquelle séjourne la famille suédoise n'a rien d'un chalet traditionnel, et les clichés attachés aux sports d'hiver (vin chaud, raclette et soirée au coin du feu) n'apparaissent pas ici. C'est au contraire la modernité et même une certaine froideur qui se dégage de l'environnent qui sert de décor au film. Une des premières scènes montre Harry faire pipi dans les urinoirs de l'hôtel : il s'agit d'un mur carrelé de gris, inondé sur toute la longueur d'un flux d'eau continuŠ Le caractère très pratique de ces toilettes contraste avec les contraintes que représente la panoplie du skieur et les met en quelque sorte en évidence : multiples couches de vêtements, lourdeur des chaussures, encombrement des skis, bâtons, casque, etc.

L'hôtel lui-même fait une fusion plus ou moins réussie entre le caractère moderne et pratique et la chaleur du bois. Pourtant, on peut aussi le ressentir comme impersonnel et son confort est relatif : Ebba et Tomas doivent s'isoler dans le couloir pour parler seule à seul, parce que les cloisons qui séparent les pièces de leur appartement sont trop minces pour garantir une certaine intimitéŠ

Des faits étranges

Un sentiment d'étrangeté se dégage également du film à plusieurs reprises, où le spectateur se pose certainement des questions. Par exemple, une vue de la station pendant la nuit montre un objet volant qui se déplace dans le ciel à faible altitude. Cet ovni se révèle finalement être un drône, un jouet qui appartient sans doute à Vera et Harry et qui est récupéré par la fenêtre.

Cet objet refait son apparition brutalement au moment où Tomas et Ebba passent la soirée avec Mats et Fanni et que la discussion à propos de l'avalanche et de la fuite de Tomas a tendu l'atmosphère. A cet instant encore, l'apparition du drône produit une forte surprise .

Etrange également, la présence un peu insistante de l'homme de ménage. Cet homme apparaît plusieurs fois dans le film : la première fois, on l'identifie comme un homme de ménage puisqu'il est entré dans l'appartement pour y passer l'aspirateur et ne s'attend pas à ce que les occupants reviennent si tôt du ski. Mais à deux reprises, il assiste aux discussions entre Ebba et Tomas qui se sont isolés dans le couloir : il les observe alors d'un étage supérieur, en fumant une cigarette. Il ne semble pas vouloir bouger, même quand Ebba lui demande de s'en aller pour préserver leur intimitéŠ Pour Tomas et Ebba, la gêne est d'autant plus grande qu'ils ont oublié leur carte-clé à l'intérieur et qu'ils vont finalement devoir faire appel à cet homme pour ouvrir la porte de leur appartementŠ

Une autre séquence étrange est celle de la boîte de nuit où Tomas s'aventure : après avoir été skier avec Mats et dans l'impossibilité de rentrer dans l'appartement faute de clé, il cherche à joindre Ebba mais elle est introuvable. On le retrouve finalement dehors, la nuit, et il entre dans une discothèque, où une foule de jeunes gens, visiblement ivres, torse nu, hurlent. L'ambiance rappelle les beuveries étudiantes dont le sens échappe à ceux qui n'en font pas partieŠ Tomas sort et soudainement tout le groupe se précipite dehors en courantŠ Ici encore, la scène ne peut laisser le spectateur que perplexe.

Cliquez ici pour retourner à l'index des analyses.


Tous les dossiers - Choisir un autre dossier