Medias
Journal des Grignoux Chargez notre appli mobile Nos newsletters (archives, inscriptions) Nos galeries photos
Medias
Journal des Grignoux en PDF + archives Chargez notre appli mobile S’inscrire à nos newsletters Nos galeries photos
Lancer la bande-annonce
Bande-annonce
affiche du film Règlement de comptes

Prochaines séances

  • 2019-12-16 18:00

Règlement de comptes

  • Choisissez une séance
    • Lun. 16 Décembre | 18:00
  • Titre original
    The big heat
  • Réalisé par
    Fritz Lang
  • Interprété par
    Glenn Ford, Gloria Grahame
  • Distributeur
    Park Circus
  • Langue
    anglais
  • Pays d'origine
    États-Unis
  • Année
    1953
  • Durée
    1:29
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-12-02

Tournée en à peine quinze jours, mise en scène de manière millimétrée par un Fritz Lang au sommet de son art, cette vision pessimiste et violente des États-Unis et de leurs idéaux annonce les polars des sixties

Fritz Lang considérait Règlement de comptes comme le meilleur film de sa période américaine. Et n’hésitait pas à le comparer à M le maudit. La rapidité du tournage montre la maîtrise complète du cinéaste néo-hollywoodien. La force du scénario réside dans le maintien constant du suspense, alors même qu’il n’y a aucune inconnue dans l’enquête. Les suspects sont désignés d’avance. Le spectateur en sait toujours un peu plus long que Bannion (Glenn Ford, le ténébreux), ce sergent que le suicide d’un policier conduit à la poursuite du parrain de la ville, Mike Lagana… Mais jamais on ne peut deviner dans quelle direction l’intrigue va se diriger.

Règlement de comptes est un film sur la frontière, entre probité et corruption, entre devoir et vengeance. « Il faut savoir accepter les mauvais côtés comme les bons », constate Debby (Gloria Grahame, la magnifique), petite amie de l’homme de main de Lagana. Fritz Lang dresse le portrait d’un homme qui, justement, refuse cette frontière et l’hypocrisie qui l’entoure. La ligne de séparation est physique, matérialisée dans le plan. Ici, tout se mélange. La police, la politique, la justice sont aux ordres de Lagana. Même Bannion, après sa démission, hésite. Ira-t-il jusqu’à employer les mêmes méthodes que ceux qu’il pourchasse ? Simplicité magistrale de ce voyage moral au cœur de l’âme humaine qui avait conduit Truffaut, bouleversé, à écrire cette sentence définitive à propos du film : « Il faut aimer Fritz Lang. »

 Tweet