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affiche du film Les Passagers de la nuit

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Les Passagers de la nuit

  • Réalisé par
    Mikhaël Hers
  • Interprété par
    Charlotte Gainsbourg, Quito Rayon Richter, Noée Abita, Emmanuelle Béart, Megan Northam
  • Distributeur
    Cinéart
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2021
  • Durée
    1 h 51
  • Version
    Version française
  • Type
    Drame
  • Date de sortie
    2022-05-25

Mikhaël Hers, le réalisateur du touchant Amanda et du plus confidentiel mais tout aussi beau Ce sentiment de l’été, signe un nouveau film empreint de mélancolie. Une mélancolie douce, envoûtante, à la lueur bleutée, dans laquelle il fait bon se lover et se laisser bercer…

L’histoire est ténue, elle tient en peu de mots. Nous sommes à Paris dans les années 1980. Élisabeth (Charlotte Gainsbourg) vient d’être quittée par son mari et doit assurer le quotidien de ses deux adolescents, Matthias et Judith, après plus de quinze années passées sans travailler. Elle trouve un emploi dans une émission de radio de nuit qu’elle a l’habitude d’écouter durant ses heures d’insomnie. L’émission s’appelle Les Passagers de la nuit. La présentatrice Vanda Dorval (Emmanuelle Béart) y reçoit des invités qui, le temps d’un entretien, se livrent sur leur vie. Leurs voix crépitent dans les enceintes de ce Paris feutré, nocturne.

C’est au cours de l’un de ces enregistrements qu’Élisabeth fait la connaissance de Talulah, une jeune fille désœuvrée qu’elle prend sous son aile. Talulah découvre alors la chaleur d’un foyer, tandis que Matthias, le fils, aperçoit la possibilité d’un premier amour. Élisabeth, quant à elle, invente son chemin, seule, pour la première fois peut-être…

Dans ses précédents longs métrages, Mikhaël Hers évoquait avec pudeur et sensibilité comment le deuil, l’absence d’un être cher transforment – y compris dans les petites choses – le quotidien de ceux qui restent. Comment la disparition soudaine d’un proche amène ceux qui l’ont aimé à habiter le monde autrement, opérant chez eux un léger déplacement, qu’il soit de l’ordre de l’intime ou purement organisationnel.

Il ne s’agit pas d’un deuil dans Les Passagers de la nuit, mais d’une rupture, d’un père qui a quitté le foyer, qu’on évoque beaucoup bien qu’il n’apparaisse jamais, et dont le départ provoque un véritable bouleversement pour les membres de sa famille.

C’est un film sur une renaissance, sur l’amour et les liens délicats qui unissent une mère à ses enfants alors qu’elle les regarde grandir et devenir adultes, et qu’ils la regardent se reconstruire. C’est un film sur la nuit, sur l’étrangeté et la poésie que celle-ci imprime sur une pellicule de film et dans la vie de ceux qui restent éveillés quand les autres dorment.

C’est aussi un film sur les années 1980, ses couleurs et son parfum, dont la bande originale – de Kim Wilde à Joe Dassin, en passant par les groupes de la scène rock indépendante de ces années-là, comme Television – participe grandement au charme et à la beauté.

Vous l’aurez compris, nous aimons beaucoup Les Passagers de la nuit, on voudrait même presque qu’une porte imaginaire s’ouvre pour que nous puissions y pénétrer… Mais n’est-ce pas, finalement, ce que permet le cinéma ?

ALICIA DEL PUPPO, les Grignoux

Fiche PDF du film

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