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Bande-annonce
affiche du film Seules les bêtes

SCOLAIRE

Ce film est disponible également en matinées scolaires à Namur

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Seules les bêtes

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  • Réalisé par
    Dominik Moll
  • Interprété par
    Laure Calamy, Denis Ménochet, Valeria Bruni Tedeschi, Nadia Tereszkiewicz, Damien Bonnard
  • Distributeur
    Cinéart
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2019
  • Durée
    1 h 57
  • Version
    Version française
  • Date de sortie
    2020-01-01

Autour de la disparition d’une femme, Dominik Moll (Des nouvelles de la planète Mars, Harry, un ami qui vous veut du bien) nous emmène dans une histoire mystérieuse en cinq chapitres qui viennent s’imbriquer les uns dans les autres pour révéler chacun une parcelle de vérité

Par sa construction brillante, méticuleuse, Dominik Moll bouscule notre posture de spectateurs passis, nous convie constamment à changer de point de vue. C’est comme un Cluedo cinématographique peuplé de chats qui jouent avec des souris, à moins que ce ne soit l’inverse, car en définitive ces dernières ne sont pas en reste : il est grand temps qu’elles prennent leur revanche. Comme dans le célèbre jeu, pour qu’il y ait enquête, il faut, si ce n’est un meurtre, du moins une disparition. Ce sera celle d’Évelyne Ducat, lors d’une tempête de neige diabolique, autour de laquelle tout va s’articuler. Femme volage ? Femme envolée ? Que connaitrons-nous d'elle ? Dans tous les cas, son absence planera de façon étrange au-delà des frontières, par-dessus ce récit trépidant, tendu. Le clou de l’histoire sera sa conclusion inattendue, sa morale en filigrane qui en fait une fable politique contem- poraine sur l’aspiration au bonheur, à la richesse, à l’amour, mettant en scène judicieusement deux continents, leurs misères respectives, qu’elles soient affectives ou financières.

Pour ménager le suspense, on se contentera de vous présenter les protagonistes, tous plus vrais que nature... À commencer par Michel, un paysan solide et rugueux, bien en chair, un mélange d’enfant crédule et d’opacité un peu inquiétante parfaitement campé par Denis Ménochet. Tandis qu’il travaille du soir au matin, sa femme (Laure Calamy), assistante sociale généreuse, n’est pas en reste, sillonnant la campagne, toujours prête à aider son monde. Si loin, si proche vit un étrange bonhomme, également paysan, solitaire et taiseux, un de ces rustres dont on ne sait s’ils ont fui le monde ou si le monde les a fuis. Toujours est-il que ce Joseph (excellemment incarné par Damien Bonnard) ferait un admirable suspect. Se dégagent de lui une noirceur, une insondable folie contenue, une odeur de crasse, un goût de solitude. À lui seul il incarne une certaine réalité des régions rurales isolées où vivent beaucoup de célibataires qui n’ont pas l’occasion d’avoir une vie affective. Puis on découvrira Marion (Nadia Tereszkiewicz), à la beauté fatale, fraîche, foudroyante. Pourquoi donc viendra-t-elle se perdre dans ce trou et squatter dans une caravane lugubre ? D’Evelyne (Valeria Bruni Tedeschi), la disparue, on ne vous dira absolument rien, pour vous laisser tout découvrir...

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