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affiche du film Play

SCOLAIRE

Ce film est disponible également en matinées scolaires à Liège

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Play

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  • Réalisé par
    Anthony Marciano
  • Interprété par
    Max Boublil, Alice Isaaz, Malik Zidi, Noémie Lvovsky, Alain Chabat
  • Distributeur
    Vertigo Films Distribution
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2019
  • Durée
    1 h 48
  • Version
    Version française
  • Date de sortie
    2020-01-01

L’acteur et humoriste Max Boublil est le coauteur de cette superbe comédie, dans laquelle Max – le personnage qu’il interprète – décide, à l’aube de ses 40 ans, de revoir tous les films qu’il a enregistrés depuis ses 13 ans… Des années 1990 aux années 2010, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine à travers son objectif

C’est ainsi que le film commence : une brève introduction avant d’enfoncer la première cassette dans le magnéto, d’appuyer sur play, et nous voilà transportés sur vingt-cinq ans de la vie de Max, de l’adolescence – à partir du jour où il reçoit sa caméra – à l’âge adulte. Trois décennies, trois âges de la vie, avec pour chacun des découvertes, des expériences, quelques sources de bonheur intense, mais aussi l’apprentissage de coups durs, des sentiments amoureux… À la manière d’un Richard Linklater dans Boyhood (qui avait filmé sur douze années l’évolution d’un jeune garçon), Max Boublil et son acolyte Anthony Marciano capturent quelque chose du temps qui passe et des changements heureux ou malheureux qui l'accompagnent… Ils maîtrisent parfaitement l’art de l’ellipse : nous voyons subrepticement – d’un plan à l’autre, d’une vidéo à l’autre – les personnages grandir, leurs situations familiales et amoureuses évoluer, comblant les espaces vides en allant puiser dans nos propres expériences… On retrouve donc dans le film la nostalgie liée aux années qui (dé)filent : grandir, voir vieillir ses proches, assister à la lente disparition des choses telles qu’elles étaient, telles qu’on les aimait. Mais l’humour des réalisateurs, de leur écriture, ainsi que le jeu naturel des acteurs qui se succèdent (pour certains personnages, trois comédiens interprètent le rôle à des âges différents) viennent sans cesse contrecarrer la mélancolie ambiante pour la transformer en un sentiment joyeux.

Donc au départ, Max a 13 ans, l’âge auquel on rigole beaucoup trop des blagues graveleuses de ses amis, surtout quand celles-ci se font en classe à l’insu du professeur. Puis il a 14 ans et rencontre Emma – la bonne copine des garçons, sur laquelle la caméra va zoomer énormément… –, ils boivent des shoots de vodka en jouant à action ou vérité. Ensuite, Max a 18 ans et fête la victoire des Bleus à la coupe du monde de football de 1998 ; à 20 ans, c’est le passage à l’an 2000 ; 28 ans, le mariage d’un ami ; la naissance d’un premier enfant, la perte d’un parent… Et ainsi de suite, nous n’en dirons pas plus. Ces événements sont à la fois anodins, car tellement communs, et terriblement significatifs, parce que formateurs. Ils font partie des « choses de la vie » – expression simplette, mais très éloquente – qui nous façonnent et nous transforment, dans lesquelles chacun peut se reconnaître. Nous ne mentirons pas, c’est aussi un film générationnel, où les trentenaires (élargis) vont davantage se reconnaître, parce qu’ils partagent les références des personnages… Mais ce serait dommage de passer à côté pour une question de génération, tant ce qu’il raconte est universel.

ALICIA DEL PUPPO, LES GRIGNOUX

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