Arnaud Viard adapte le recueil de nouvelles d’Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, publié en 1999. Il en ressort une histoire de famille émouvante, où chaque personnage cherche sa place dans le monde…
Tout d’abord, il y a Jean-Pierre (Jean-Paul Rouve), l’aîné, la cinquantaine, commercial débonnaire un peu éteint qui pense à sa jeunesse avec beaucoup de nostalgie. Puis Juliette (Alice Taglioni), qui s’attache peut-être un peu trop vite aux hommes qu’elle rencontre, Mathieu (Benjamin Lavernhe), grand timide qui s’inquiète de plaire un jour à une femme, et Margot (Camille Rowe), photographe conceptuelle qui peine à faire son trou dans la profession. Une fratrie contemporaine, où les rancœurs n’empêchent pas l’amour qu’ils se portent les uns les autres.
« Le seul point commun à toutes ces nouvelles, c’est Anna Gavalda. En réfléchissant davantage, il m’a semblé que le sujet du livre, c’était le désir. Plus concrètement, et après avoir remué ces nouvelles dans tous les sens, après avoir compris qu’il y avait un nombre infini d’adaptations possibles, j’ai fait un choix qui s’est imposé presque inconsciemment mais avec une grande évidence : je suis parti de la nouvelle Clic Clac qui raconte l’histoire de deux sœurs et d’un frère qui a du mal à couper le cordon familial. Et puis, j’ai ajouté à cette fratrie le Jean-Pierre de la nouvelle Le fait du jour. J’avais ma fratrie. J’ai ensuite insufflé à ces quatre personnages des situations, des bouts de dialogues ou d’histoires, que j’ai piochés dans les nouvelles. Par exemple, Juliette est en même temps l’héroïne de la nouvelle IIG et celle d’Épilogue. J’ai créé le personnage de la mère, qui n’existe pas dans les nouvelles de Gavalda, personnage qui me semble essentiel lorsque l’on veut mettre en scène une famille. Ou en tout cas, la mienne. Tout devenait clair pour moi, j’avais trouvé un sujet – la famille – et une architecture où l’on retrouvait les nouvelles de Gavalda tout en ne les retrouvant pas » (Arnaud Viard, réalisateur).