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Bande-annonce
affiche du film Des hommes

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  • 2019-11-26 20:00
  • 2019-11-28 20:00

Des hommes

  • Choisissez une séance
    • Mar. 26 Novembre | 20:00
    • Jeu. 28 Novembre | 20:00
  • Réalisé par
    Alice Odiot & Jean-Robert Vialet
  • Distributeur
    Celluloid dreams
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2019
  • Durée
    1:23
  • Version
    Version française

Trente mille mètres carrés et deux mille détenus dont la moitié n’a pas trente ans. La prison des Baumettes (à Marseille) raconte la misère, la violence, les abandons, les espoirs et les regrets. Un huis clos de cris et de silences. Un concentré d’humanité

En 2013, Jean-Robert Viallet et Alice Odiot, tous deux lauréats du prestigieux prix Albert-Londres, envoient une demande de tournage au sein du centre pénitentiaire de Marseille, pour voir de leurs propres yeux les conditions de détention. Trois ans plus tard, ils obtiennent une autorisation de filmer pendant 23 jours. Le résultat est interpellant. Derrière la vitre de sécurité, la silhouette agitée d’un détenu tournant en rond. La scène dure, hypnotique. La caméra insiste. Les traits du jeune homme nous deviennent familiers. Sa rage fait place à la détresse. Sous nos yeux, il s’humanise. En un plan, les cinéastes plantent le décor et exposent sans équivoque leur ambition : déceler l’humanité en milieu carcéral.

La première sensation qui transpire de ces images est celle d’une lumière s’infiltrant partout dans ces espaces clos, illuminant tous ces visages heurtés par la vie. En tout point, ce long métrage porte une exigence photographique qui permet de saisir la trajectoire de ces hommes. L’audace du film est aussi celle-ci : par une mise en scène sophistiquée, sans misérabilisme, les réalisateurs font sauter les clichés du genre, nous offrant une vision de la prison inattendue, provocante. Révéler l’humanité circulant dans un lieu bâti pour en effacer la trace est un acte subversif. Mais la brutalité du monde carcéral n’est pas occultée. Elle nous est rapportée par le hors champ, un regard, un murmure. Donner la parole à ces hommes, nous donner à voir ces fragments de vie c’est reconstruire leur destin. Cette liberté d’écriture prise par les cinéastes est un geste esthétique et politique dont on sort grandi.

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