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affiche du film Robocop

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Robocop

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  • Réalisé par
    Paul Verhoeven
  • Interprété par
    Peter Weller, Nancy Allen, Dan O’Herlihy
  • Distributeur
    Park Circus
  • Langue
    anglais
  • Pays d'origine
    États-Unis
  • Année
    1987
  • Durée
    1:47
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Type
    Classique
  • Date de sortie
    2019-10-21

Paul Verhoeven impose sa griffe à Hollywood avec cette œuvre sans concession qui, derrière son aspect futuriste, dézingue la société consumériste et ultralibérale de l’ère Reagan dans un condensé de violence, d’action et d’humour devenu culte

À première vue, le matériau de Robocop semblait très éloigné des préoccupations de Verhoeven, cinéaste du sacré et du profane, passionné par l’Histoire et peintre des mœurs de ses contemporains. Verhoeven s’empare de cette relecture version bande dessinée du mythe prométhéen – à l’aube des années 2000, un policier ramené à la vie sous la forme d’un surhomme d’acier et programmé pour lutter contre le crime – pour en faire une allégorie christique. Le calvaire de Murphy, supplicié puis ressuscité, emprunte plusieurs stations de la passion du Christ. Mais Verhoeven puise également dans d’autres sources iconiques du Vieux Continent. Le Robocop – conçu par le génie des effets spéciaux Rob Bottin – évoque aussi bien le robot Maria de Métropolis que le Golem de la mythologie juive. Des références à l’expressionnisme sont également présentes dans la manière dont Verhoeven filme une ville de Detroit futuriste, terrifiante de froideur et de dureté avec ses architectures de verre et de béton.

Ce tableau effrayant d’une société américaine en crise, minée par la violence et la corruption, se révèle une satire des États-Unis des années 1980. Il dynamite un simple film d’action hollywoodien en lui insufflant une énergie, une cruauté mais aussi une intelligence remarquables. Verhoeven dresse un inventaire sadique de toutes sortes d’offenses à l’intégrité du corps humain, comme dans son film précédent, La chair et le sang, qui se déroulait au xvie siècle. La barbarie des temps futurs avec ses gangs de tueurs psychopathes et ses hommes d’affaires sans scrupules rejoint celle des guerres médiévales. L’imaginaire de la science-fiction permet néanmoins à Verhoeven de se dégager d’un certain réalisme et d’accentuer l’ironie du film, y compris dans les scènes violentes.

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