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affiche du film Mon chien Stupide

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Mon chien Stupide

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    • Lun. 16 Décembre | 12:10
    • Mar. 17 Décembre | 17:00
    • Mar. 24 Décembre | 17:30
  • Réalisé par
    Yvan Attal
  • Interprété par
    Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Pascale Arbillot
  • Distributeur
    Distri 7
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2019
  • Durée
    1:46
  • Version
    Version française
  • Date de sortie
    2019-10-30

Yvan Attal adapte John Fante, et croque avec un cynisme poilant les aventures d’Henri, écrivain désabusé en pleine crise de la cinquantaine qui souhaite se débarrasser de ses enfants !

À 50 ans, Henri (Yvan Attal lui-même) fait le bilan critique de sa vie. Et ça n’est pas joyeux ! Auteur d’une œuvre à succès il y a bien longtemps, il enchaîne depuis les échecs cuisants, forcé de gagner sa vie en écrivant des scénarios de commande qu’il exècre. Les responsables de sa faillite créative, de son manque de libido et de son mal de dos ? Son épouse et ses quatre enfants, évidemment. À l’heure où il fait le décompte de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, des cafés aux terrasses de la piazza Navona à Rome qu’il ne boira pas…, un énorme chien, mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur, mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile (Charlotte Gainsbourg), sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer…

Yvan Attal retrouve Charlotte Gainsbourg, sa compagne dans la vie, avec laquelle il partageait déjà l’affiche de Ma femme est une actrice et Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, deux comédies matrimoniales où ceux-ci s’amusaient à décortiquer les aléas d’un couple grandement inspiré par leur expérience personnelle. Mon chien Stupide revient en quelque sorte sur cette veine autobiographique puisque à travers la matière de John Fante, Attal retrouve un terrain qu’il connaît à merveille, le mariage, la progéniture, les crises existentielles… Mais le tout décliné cette fois-ci à l’âge de 50 ans, quand les enfants sont assez grands pour que l’on puisse sans remords se réjouir de les voir déguerpir. C’est ce que fait ici Henri, quand l’arrivée du grand chien baveux et sans cesse en rut lui donne enfin l’occasion d’assumer ses plus sombres désirs : envoyer valser ceux qu’il tient pour responsables de son dépérissement – sa famille donc –, mais aussi tous les autres, cette ribambelle d’êtres humains bien trop nombreux et bien trop heureux qui l’entourent, l’envahissent et l’emmerdent à afficher partout de l’allégresse là où lui n’éprouve que dégoût et lassitude. Vous l’aurez compris, Henri est un héros cynique, et Attal lui offre une enveloppe éclatante ! On se régale des dialogues mordants, des réunions de famille qui débordent, et de ce gros chien Stupide catalyseur d’un mal de vivre aussi drôle qu’il est imposant.

LES GRIGNOUX

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