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It must be heaven

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  • Réalisé par
    Elia Suleiman
  • Interprété par
    Elia Suleiman, Tarik Kopty, Kareem Ghneim
  • Distributeur
    O brother
  • Langue
    anglais, français, arabe
  • Pays d'origine
    France, Palestine
  • Année
    2019
  • Durée
    1:37
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-12-04
  • Récompenses

    Mention spéciale du Jury et Prix FRIPESCI au Festival de Cannes 2019

Elia Suleiman nous offre, sans jamais nous brusquer, une grande réflexion sur notre temps. Un chef-d’œuvre absurde et mélancolique, qui a reçu une Mention spéciale du Jury et le Prix FRIPESCI au dernier festival de Cannes

L’univers d’Elia Suleiman n’est pas sans rappeler celui d’un Jacques Tati ou d’un Buster Keaton. Tout aussi tendre, imaginatif, il se moque de toutes nos contradictions. Il excelle non seulement dans le domaine de la dérision, mais dans celui de l’autodérision salutaire. Une fois de plus, Elia Suleiman interprète d’ailleurs lui-même son alter ego autant onirique que réel. Existe-t-il une part d’autobiographie dans le récit ? Qu’importe ! Ce qui est vrai, c’est le regard décalé de l’artiste sur le monde, servi par une mise en scène magistrale.

Ça commence par une histoire à rebondissements autour d’un citronnier en Palestine, où le personnage de Suleiman surprend un voisin en train de le dépouiller de ses fruits. Celui-ci se transforme alors en moulin à paroles tandis qu’Elia l’observe de ses grands yeux étonnés. Entre deux épisodes à répétition de cette mésaventure, se greffera une cascade de saynètes drolatiques. La cavalcade effrayante et risible d’hommes armés dans une rue déserte, le repas terne d’une jeune femme prise en sandwich entre un duo de frères barbus…

Si le premier tiers de l’action prend vie dans la cosmopolite Jérusalem, elle va s’envoler finement vers d’autres capitales. Paris tout d’abord où notre homme mutique regarde passer des femmes irréelles, un sans-papiers poursuivi par une horde de flics, un défilé du 14 juillet auquel une motocrotte emboîte le pas, le ballet d’éboueurs noirs ou celui de touristes asiatiques… Viendra ensuite le tour de New York, ses checkpoints, ses étals de légumes qui la font ressembler à un souk. Le bougre se joue des clichés, s’en gargarise, greffant des éléments ubuesques qui évoquent le fantôme de son pays.

Chaque plan extrêmement chorégraphié nous parle en creux du conflit israélo-palestinien, dressant une critique inquiète de l’inflation sécuritaire, du climat de tension mondial.

Elia Suleiman compose sa propre comédie humaine, caustique, désabusée. Ses mines taquines, incrédules, questionnent ce qu’on appelle nos civilisations. Elles mettent en relief la bêtise des hommes, leur sauvagerie, leur égoïsme. Chaque silence se fait éloquence, tandis que le cinéaste promène son regard sans paroles sur un monde devenu fou qu’il réenchante malgré tout.

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