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affiche du film Cris et chuchotements

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Cris et chuchotements

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  • Titre original
    Viskningar Och Rop
  • Réalisé par
    Ingmar Bergman
  • Interprété par
    Ingrid Thulin, Liv Ullmann, Harriet Andersson
  • Distributeur
    Carlotta Films
  • Langue
    suédois
  • Pays d'origine
    Suède
  • Année
    1972
  • Durée
    1:31
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Type
    Classique
  • Date de sortie
    2019-11-18
  • Récompenses

    Grand prix technique au Festival de Cannes 1973 et Oscar de la meilleure photographie 1974

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Filmée dans une grande propriété du XIXe siècle, cette plongée dans les abîmes de la souffrance humaine, pleine de compassion et formellement éblouissante, est l’une des œuvres majeures du cinéaste

Agnes, qui se meurt d’un cancer, est accompagnée dans son agonie par ses deux sœurs, Maria et Karin, ainsi que par sa domestique Anna. Cette confrontation à la douleur et à la mort se mue peu à peu en une véritable épreuve spirituelle, à mesure que les crises vécues par la protagoniste mettent à nu l’impuissance de ses sœurs devant son tourment, Anna s’avérant la seule à lui porter secours… Le cri, la contorsion : voilà l’essentiel de cette souffrance que Bergman filme avec une lucidité éprouvante, entraînant le spectateur dans l’agonie de ses personnages. Mais le râle n’est aussi fort que parce qu’il brise le cadre faussement rassurant où il s’inscrit. La mise en scène subvertit systématiquement l’espace bourgeois et son ordre apparent.

Bergman déjoue le pittoresque de moments de vie – comme il le fera dans Scènes de la vie conjugale quelques années plus tard – pour mieux en montrer l’arrière-fond tragique. Car si Cris et chuchotements est profondément et authentiquement pictural, c’est moins par son esthétique du tableau et de la lumière naturelle que par le choix des fondus au rouge qui rythment la mise en scène. Dévorant le blanc de l’innocence et le noir du deuil, ce rouge – couleur-affect de la souffrance – se répand d’une scène à l’autre et d’une pièce à une autre, tâchant les parois, le décor et la psyché des personnages. La demeure bourgeoise, tableau idyllique, lieu du calme et des chuchotements, se dissipe dans la brutalité du rouge et la virulence des cris.

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