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Frères Ennemis

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    • Mar. 06 Novembre | 17:30
  • Réalisé par
    David Oelhoffen
  • Interprété par
    Matthias Schoenaerts, Reda Kateb, Sabrina Ouazani, Adel Bencherif.
  • Distributeur
    O'Brother
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2018
  • Durée
    1h51
  • Version
    Version originale en français
  • Date de sortie
    2018-10-03

Une fois encore, nos partenaires liégeois de O’Brother (qui ont entre autres distribué Fleuve noir) ont parié sur un thriller francophone qui ne badine pas avec l’épaisseur humaine et une résonance sociale juste et bouleversante

Driss (Reda Kateb) et Manuel (Matthias Schoenaerts) ont grandi dans la même cité. Une cité où le sentiment d’appartenance au territoire est bien plus fort que celui à un pays, à une nation ou à une culture… Manuel a intégré cette appartenance. Il en a même tiré profit. Il s’est construit sur elle. Aujourd’hui, il est à la tête d’un traffic de cocaïne et s’impose comme grand frère exemplaire aux yeux de certains. Quant à Driss, il l’a fuit, quitte à déserter définitivement le milieu familial. Il a intégré la police. Et son origine maghrébine lui a permis de décrocher un poste clé à la brigade des stupéfiants. L’un et l’autre vont être confrontés aux conséquences de leurs choix de vie dans un contexte social où les balises ne sont pas évidentes.

Nous l’avons déjà répété à plusieurs reprises. Les polars hexagonaux ne doivent pas être balancés dans le même panier. Frères ennemis est une œuvre majeure.

Le réalisateur David Oelhoffen a soigné sa mise en scène et la texture sociale d’un film qui se fond dans la banlieue de Paris. Certes, celle-ci nous sera révélée sans fioritures avec ses jeunes désœuvrés, ses trafics, sa violence, sa haine de la police… Mais l’essentiel n’est pas là. Le film nous rappelle que dans ces cités, des vies, des complicités, des solidarités familiales se sont construites. De plus, l’intrigue et les circonvolutions de l’enquête ne débouchent pas forcément sur un affrontement manichéen entre le flic droit dans ses bottes et le canard sans tête des banlieues.

L’époque et son « horreur économique » ne font pas de cadeaux. Même aux dealers de grands chemins. Chacun tente de tirer profit et de sauver sa peau. On peut parler d’un « brouillard shakespearien » où s’évaporent les valeurs. Et le film, à l’instar du meilleur des polars anglo-saxons, ne ménage pas tensions, rebondissements, surgissement permanent d’une violence sèche et sans complaisance. Quant au face-à-face Kateb-Schoenaerts, il est tout simplement prodigieux. Un corps-à-corps permanent entre deux personnages dévastés par leur destinée.

Dany Habran, les Grignoux

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