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Kristen Stewart signe son premier film en tant que réalisatrice. À travers le portrait d’une jeune femme brisée trouvant sa voie grâce à l’écriture, elle compose une œuvre radicale, formellement précise, en parfaite cohérence avec son sujet. Au même titre que l’héroïne qui trouve du réconfort dans la nage, il faut se plonger dans ce film et s’y laisser porter pour mieux en apprécier la mécanique intime
Ayant grandi dans un environnement ravagé par la violence et l’alcool, la jeune Lidia peine à trouver sa voie. Elle parvient à fuir sa famille et entre à l’université, où elle trouve refuge dans la littérature. Peu à peu, les mots lui offrent une liberté inattendue…
Secouant d’emblée le regard, Kristen Stewart nous plonge dans une narration fragmentée : les images se succèdent sur l’écran, rapides, à l’origine indéfinie, tandis qu’une voix off fébrile et poétique énonce des mots, des bouts de phrases qu’il s’agit d’attraper au vol, sans chercher à les ordonner. Cette narration a quelque chose de déroutant, exigeant même, mais elle suit une ligne sensible très maîtrisée qui révèle progressivement sa cohérence.
Lidia, l’héroïne dont la voix accompagne les images, est une femme brisée à qui la vie n’a fait aucun cadeau. Son histoire est chargée de traumas que sa mémoire a dispersés pour pouvoir mieux avancer et ce sont ces éclats de souvenirs auxquels nous avons accès. Mais, peu à peu, suivant le flux irrégulier des sensations, le récit nous mène vers un territoire très précis, celui d’une renaissance, d’une rencontre avec les mots qui finiront par la sauver.
Imogen Poots (Vivarium, The Father), actrice trop rare sur les écrans, est remarquable dans l’interprétation de cette femme aux émotions à vif, portant en elle une rage et une tristesse infinies qui menacent à tout instant de la détruire. Son magnétisme contribue puissamment à la densité et à l’ampleur de cette œuvre qui nous atteint par des chemins singuliers.
Adapté du célèbre livre autobiographique de Lidia Yuknavitch et filmé avec une caméra 16 mm qui donne à la photographie une tonalité sépia ainsi qu’une identité très seventies, The Chronology of Water marque l’émergence d’une nouvelle cinéaste qui ne concède rien à son geste artistique et croit profondément en la puissance du cinéma.
Alicia Del Puppo, les Grignoux