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Les Amandiers

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  • Réalisé par
    Valeria Bruni Tedeschi
  • Interprété par
    Nadia Tereszkiewicz, Sofiane Bennacer, Louis Garrel
  • Distributeur
    Cinéart
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2022
  • Durée
    2 h 06
  • Version
    Version française
  • Type
    Drame
  • Date de sortie
    2022-11-16

À travers le quotidien d’une jeunesse plongée dans la vitalité de la création, le film rend un hommage fiévreux et bouleversant au monde du théâtre et aux comédiens, plus généralement au travail artistique réalisé avec une passion, un entêtement, une indépendance et une envergure qui brisent les conventions

Fin des années 1980, Stella, Etienne, Adèle et toute la troupe ont vingt ans. Ils passent le concours d’entrée de la célèbre école créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au théâtre des Amandiers de Nanterre. Lancés à pleine vitesse dans la vie, la passion, le jeu, l’amour, ils vont vivre ensemble le tournant de leur vie, mais aussi leurs premières grandes tragédies… Si le film parle d’un lieu mythique, d’un grand directeur de théâtre, du climat des années 1980, il n’est jamais passéiste ni hagiographique. Bien qu’il évoque les souvenirs personnels de la réalisatrice, il n’est pas non plus narcissique, que du contraire. À travers l’intensité de la vie et les dilemmes humains qu’il enregistre, les questions artistiques et philosophiques qu’il soulève, le film s’accorde totalement à la fièvre brûlante du présent et place tous ses protagonistes à un même niveau d’importance. C’est, en effet, d’abord un film de famille, un hommage à la vie en groupe, à la solidarité et à la fusion sans lesquelles le film montre qu’il est impossible de réussir quelque chose de beau et de vrai. On rentre dans l’intimité des personnages sans jamais se sentir de trop, tous ont une fragilité et une épaisseur que la réalisatrice révèle avec une grande délicatesse et un respect permanent. Ils sont traversés d’une mélancolie qui les rend beaux et attirants. Ils ressemblent à des figures symboliques qui exprimeraient chacune une humeur et un état d’esprit. Ils incarnent les facettes d’un monde complexe duquel il est difficile de dissocier la fiction de la réalité, les sentiments exprimés des sentiments joués, tant la pratique artistique est extrême, avec ses hauts et ses bas si fragiles.

Au milieu du groupe, il y a cet ange déchu à la démarche presque diabolique, une sorte de rock star à la stature trop fragile que pour soutenir le poids de ses émotions. Il va donner au film sa couleur idéale, cette fusion entre le noir du tragique et le rouge du romantisme qui exprime le goût de la vie vécue à du cent à l’heure. Le film évoque la création, le besoin vital de vivre coupé du monde pour mieux le regarder, de raconter des histoires, la difficulté surtout de préparer des rôles et les sacrifices que cela demande, ce besoin d’aller au fond de soi-même et d’être à deux doigts de tout lâcher, peut-être de tout perdre en chemin, voire de s’envoler ailleurs… Ce sont des thèmes qui dépassent le cadre du théâtre et de l’art pour renvoyer à ce qui fait sens au plus profond de nous. Le film dresse ainsi le portrait d’une vie en perpétuelle construction dont on remet en cause les limites, prêt à les franchir envers et contre tout, pour goûter au plaisir absolu de vivre des expériences (ou pas, d’ailleurs). C’est un film d’amour écorché, sauvage et virtuose qui déborde de partout sans jamais être irritant ou confus et qui sait, génialement, convoquer la comédie quand il le faut pour préserver une forme de grâce aérienne. C’est une déclaration d’amour à l’art, au théâtre, aux comédiens, au jeu et aux mots, et il y a toujours comme une nécessaire urgence à témoigner de ce que la grandeur d’une société leur doit.

NICOLAS BRUYELLE, les Grignoux

Fiche PDF du film