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Inexorable

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  • Réalisé par
    Fabrice Du Welz
  • Interprété par
    Benoît Poelvoorde, Mélanie Doutey, Alba Gaïa Bellugi, Janaïna Halloy
  • Distributeur
    O brother
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    Belgique/France
  • Année
    2022
  • Durée
    1 h 38
  • Version
    Version française
  • Type
    Drame
    Thriller
  • Date de sortie
    2022-04-20

Le réalisateur belge Fabrice du Welz revient avec un thriller psychologique haletant qui évoque la puissance et la violence des désirs inavouables et qui nous plonge dans les profondeurs de l’âme humaine... De manière inexorable, bien entendu

À la mort de son père, éditeur célèbre, Jeanne Drahi emménage dans la demeure familiale en compagnie de son mari, Marcel Bellmer (Benoît Poelvoorde, parfait), écrivain à succès, et de leur fille. Le cadre est idyllique, comme tiré d’une série de cartes postales. Une grande demeure bourgeoise accueillante, sur les murs de laquelle se pose la chaleur réconfortante du soleil, une vaste pelouse aux herbes folles, de grands arbres aux abords de la propriété et des travaux de rénovation à l’intérieur pour que l’avenir brille de son plus bel éclat. Évidemment, des grains de sable vont venir gripper la mécanique et transformer cet éden (toutefois hanté par la mort, dès le départ) en enfer. Diaboliquement, tout se joue petit à petit, minute après minute, séquence après séquence, faisant habilement glisser le film d’un climat à l’autre, l’angoisse apparaissant progressivement, sans appuyer paresseusement sur le champignon des effets.

Le film repose sur un scénario aux fondations en béton qui permet à la mise en scène de déployer toutes ses possibilités. L’image, déjà, avec son grain épais, chaud, donne aux plans le goût de l’onirisme et du fantasme, crée volontairement la confusion en jouant sur la fine frontière entre sensualité et violence, ce qui poussera le film très loin dans ses audaces. La forte puissance symbolique que dégagent les décors intérieurs (ces escaliers en colimaçon qu’adore le cinéma) et extérieurs (le petit bistrot du coin, seul contact avec le monde d’à côté, prétendument normal…) et dans lesquels se déploient des personnages dont l’origine du mal-être est plus complexe qu’elle en a l’air de prime abord. Si une jeune fille, Gloria (impeccable Alba Gaïa Bellugi, vue dans la série Le Bureau des légendes), va s’immiscer dans la vie de la famille et en bouleverser l’ordre des choses, rien n’indique que tout se concentre autour d’elle, ce qui serait trop simple.

Le film brouillera ainsi nos certitudes jusqu’au bout, faisant évoluer chaque personnage de façon déconcertante. Une peur permanente le traverse, la fameuse inquiétante étrangeté chère au cinéma de genre et dont Fabrice du Welz est l’un des meilleurs représentants. Le cinéaste joue avec les codes du récit policier et fantastique (des personnages citeront Gaston Leroux et Agatha Christie) et l’on sent que son film est infusé par sa cinéphilie, tout en étant habité par un point de vue personnel et porté par des personnages de chair et de sang. Ce qui participe au fait que l’on gardera longtemps en nous l’angoisse et le plaisir (de cinéma) qu’il aura suscités.

NICOLAS BRUYELLE, les Grignoux

Fiche PDF du film

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