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Bande-annonce
affiche du film Si c'était de l'amour

Prochaines séances

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Si c'était de l'amour

  • Réalisé par
    Patric Chiha
  • Distributeur
    Arenberg Galerie
  • Langue
    Français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2020
  • Durée
    1 h 22
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Type
    Documentaire
  • Date de sortie
    2021-07-14

Sorti en France juste avant le premier confinement, Si c’était de l’amour préfigurait sans le savoir ce qui était sur le point de disparaître, et résonne aujourd’hui comme une étrange élégie au monde d’avant : un poème visuel, sensuel, dédié à la danse, à la fête et à l’amour…

« Comme dans une histoire d’amour, ce beau moment où l’on est à deux centimètres l’un de l’autre ». Cette indication formulée par la chorégraphe Gisèle Vienne à ses danseurs lors des répétitions de la pièce Crowd (« foule » en anglais), énonce magnifiquement l’intention du film.

Son spectacle s’inspire des raves-parties des années 1990. Il y a de la terre sur le sol, un groupe de jeunes danseurs habillés en training et t-shirts larges miment tour à tour l’excitation, la fureur, et puis l’assoupissement, la langueur quand le rythme se fait plus lent…

Plus qu’un spectacle filmé, la caméra nous transporte dans ce ballet de gestes et de mouvements, trouvant toujours la juste distance entre les plans larges, succession de tableaux vivants, et les plans rapprochés où l’on se concentre davantage sur les danseurs, une partie de leur corps, l’expression de leur visage.

Comme dans un spectacle vivant, les images ont cette force épidermique qui interpellent directement nos sensations. Ça vibre, ça tremble, et ça nous émeut bien plus qu’un long discours.

Et puis le cinéaste brouille les pistes, nous entraîne dans les coulisses où il interroge les danseurs sur l’histoire qu’ils s’inventent, les personnages qu’ils se créent, qui ils s’imaginent être en arrivant à cette rave…

De ce puzzle hybride naît une subtile émotion, semblable à celle qui surgit généralement dans l’ici et maintenant d’une représentation. Il y a donc là quelque chose qui tient de la prouesse cinématographique, mais aussi d’une indéfinissable lueur, celle d’un souvenir, celui de la proximité, des intimités qui se côtoient, de tout ce qui nous manque terriblement en somme.

 

Alicia Del Puppo, Les Grignoux

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