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affiche du film Shirley

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Shirley

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    • Mar. 29 Septembre | 17:00
  • Réalisé par
    Josephine Decker
  • Interprété par
    Elisabeth Moss, Logan Lerman, Michael Stuhlbarg, Odessa Young
  • Distributeur
    September Film
  • Langue
    anglais
  • Pays d'origine
    États-Unis
  • Année
    2020
  • Durée
    1 h 47
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Type
    Drame
  • Date de sortie
    2020-09-02

Étrange objet que ce Shirley réalisé par Josephine Decker. Biopic expérimental, il nous plonge dans l’univers gothique de l’écrivaine Shirley Jackson (The haunting of hill house, adapté en série), superbement interprétée par Elisabeth Moss

On y pénètre par le biais d’un jeune couple, Rose et Fred Nemsers. Les Nemsers arrivent dans la petite ville de Bennington lorsque Fred est engagé pour assister le professeur Stanley Edgar Hyman, critique littéraire reconnu, marié à l’écrivaine. Les tourtereaux débarquent alors qu’une fête bat son plein dans le foyer de leurs hôtes. Il suffit d’un court dialogue pour saisir l’esprit aigu, incisif que partagent ces deux-là. Il n’y a pas de doute, nous sommes ici en présence de gens lettrés, pour qui chaque mot, chaque intonation a son importance. Le spectacle de cette répartie est drôle et savoureux, pourtant, un vague malaise persiste… Cette partition semble trop bien ficelée, légèrement incommodante.

Derrière l’éclat de cette mise en scène se dissimulent bien des tourments… Nous sommes en 1948, et la célèbre nouvelle de Jackson, The lottery, vient tout juste d’être publiée dans le New Yorker et fait grand bruit. Shirley cherche l’inspiration pour son prochain roman et Hyman, qui en plus d’être un beau parleur est aussi un grand manipulateur, suppose qu’il peut stimuler l’imagination de son épouse en quadrillant l’espace qui l’entoure. Très vite, il convainc la jeune Rose de rester à la maison avec sa femme, l’encourageant à accomplir les travaux domestiques, tout en l’éloignant des bancs de l’université. Une étrange relation se noue alors entre les deux femmes, où, à la personnalité agitée de la romancière (qui souffrait d’agoraphobie et autres troubles psychiques), s’ajoute l’aliénation vécue par Rose, étouffant bientôt dans ce rôle de ménagère imposé.

Une atmosphère suffocante – très bien rendue à l’écran – envahit cette maison, un rapport malsain mêlé à une admiration réciproque s’installe entre les deux femmes, Rose devenant peu à peu le modèle de la victime idéale qui apparaîtra dans le prochain roman de Shirley…

LES GRIGNOUX

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