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affiche du film Pinocchio VF

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Pinocchio VF

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  • Réalisé par
    Matteo Garrone
  • Interprété par
    Roberto Benigni, Rocco Papaleo, Marine Vacth,Gigi Proietti, Paolo Graziosi, Guillaune Delaunay
  • Distributeur
    Belga Films
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    Italie
  • Année
    2020
  • Durée
    2:05
  • Version
    Version française
  • Date de sortie
    2020-07-08

Matteo Garrone (Gomorra, Dogman) adapte à son tour le célèbre conte pour enfants de Carlo Collodi. Une réussite qui ravira les enfants et leurs parents et qui s’inscrit pleinement dans l’univers du cinéaste

Il était une fois… – Un Roi ! s’écrieront aussitôt mes petits lecteurs. Non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois un morceau de bois… Ainsi commence l’histoire. Geppetto, un pauvre menuisier italien, fabrique par accident dans une bûche de bois à brûler un pantin qui pleure, rit et parle comme un enfant, et qu’il nomme Pinocchio. Celui-ci lui fait tout de suite des tours et il lui arrive de nombreuses aventures. En plus, son nez s’allonge à chaque mensonge.

On pourrait être surpris, a priori, de voir Matteo Garrone s’emparer de ce matériau, du moins si l’on songe à Gomorra, qui reste son film le plus célèbre, récit choral sur le monde de la mafia. C’est oublier qu’il ne faut pas réduire le cinéaste à cette œuvre culte, lui qui a renouvelé la comédie italienne satirique avec Reality, s’est aventuré dans les eaux troubles du drame policier dans Dogman, et même de l’heroic fantasy avec le sous-estimé Tale of tales. On trouve d’ailleurs la dimension de conte dans toute sa filmographie et Pinocchio s’avère, en somme, la synthèse de son univers. La description réaliste de la misère humaine étant greffée ici à un sens de la composition picturale et de l’imaginaire, avec en filigrane une critique sociale des inégalités.

Sans abuser des effets spéciaux et des morceaux de bravoure, la version de Garrone est un beau spectacle soigné et magnifié par le travail du chef-opérateur Nicolai Brüel et du compositeur Dario Marianelli. On appréciera également de belles idées de narration, comme le choix de deux interprètes pour la Fée bleue, une enfant fantomatique, puis une beauté éthérée mais ambiguë, campée par la Française Marine Vacth. Le casting est d’ailleurs sans failles : Roberto Benigni, dont on connaît la propension au cabotinage, est ici pondéré dans l’émotion comme la fantaisie, et trouve l’un de ses meilleurs rôles. Il est bien entouré de trognes felliniennes pittoresques, de Paolo Graziosi en Maître Cerise à Guillaune Delaunay en géant, en passant par Gigi Proietti dans le rôle de Mangefeu, le terrifiant montreur de marionnettes. Au final, Pinocchio s’avère un spectacle hautement recommandable.

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