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Les 400 coups

« Je fais des films pour réaliser mes rêves d’adolescent », disait François Truffaut. Né à Pigalle en 1932, de père inconnu, Truffaut a eu une enfance agitée qu’il qualifiait lui-même de « boiteuse ». « L’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire », disait-il. Cette période douloureuse va nourrir Les 400 Coups, son premier film autobiographique, avec lequel il obtiendra en 1959 le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes.

Les 400 Coups marque à la fois l’acte de naissance de François Truffaut-réalisateur et celui de son double de fiction, Antoine Doinel, un petit parisien gouailleur de 14 ans qui n’aime pas beaucoup l’école. Avec son ami René, il sèche les cours, squatte les cinémas et lit Balzac.

À travers ce personnage, qui trouve en Jean-Pierre Léaud un interprète idéal, le cinéaste raconte la vie, l’amour, les tracas du quotidien, au cours d’une saga intimiste aussi drôle que tendre, qu’il filmera sur vingt ans.

Présentation par Dick Tomasovic, du service Arts du spectacle de l’ULiège

Prix d’entrée habituels, places en prévente à partir du 7 septembre

 

 

FOCUS FRANÇOIS TRUFFAUT

Un cinéaste incarne le cinéma français : François Truffaut. Dès Les 400 Coups, son premier film inspiré de son enfance douloureuse et interprété par le jeune Jean-Pierre Léaud, il remporte un prix au Festival de Cannes et connaît un immense succès public. Nous sommes en 1959, c’est le coup d’éclat de la Nouvelle Vague. Avant son passage à l’acte, François Truffaut, comme Jean-Luc Godard ou Claude Chabrol, fut d’abord un cinéphile ardent et un brillant polémiste au sein des Cahiers du Cinéma. Contre la Qualité française et à l’origine de la politique des auteurs, il se reconnaîtra deux maîtres : Renoir et Hitchcock. Exemple parfait de cet « auteur » qu’il appelait de ses vœux, il conquiert son indépendance et choisit librement ses sujets autour de quelques thèmes obsessionnels : les femmes, les livres, l’enfance, la mort. Très attentif aux réactions du public, respectueux des personnages qu’il invente et complice des acteurs qui leur donnent vie, il crée des films d’une sincérité absolue, où la vie, toujours préférée à la perfection technique, palpite. Pour François Truffaut, le cinéma pouvait être plus important que la vie, et c’est cette passion que ses films continuent à transmettre aujourd’hui.

CYRIL NEYRAT, François Truffaut, Éditions Cahiers du Cinéma

 

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