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Extrait du dossier pédagogique
réalisé par les Grignoux et consacré au film
Franz et le chef d'orchestre
d'Uzi et Lotta Geffenblad
Suède, 2005, 46 mn

Le dossier pédagogique dont on trouvera un extrait ci-dessous s'adresse aux enseignants du primaire qui verront le film Franz et le chef d'orchestre avec leurs élèves (entre cinq et huit ans environ). Il contient plusieurs animations qui pourront être rapidement mises en œuvre en classe après la vision du film.

Musique!

Nous souhaitons maintenant aborder la dimension musicale de Franz et le chef d’orchestre. Les animations qui suivent développent les différents aspects musicaux du film et proposent quelques notions plus théoriques sur la musique. Il n’est pas nécessaire de proposer toutes les activités, et les enseignants pourront «piocher» et choisir ce qui leur semble le plus opportun pour leurs élèves. Dans le même ordre d’idées, certaines animations conviennent sans doute mieux à de grands enfants. À chaque enseignant de juger...

Avant toute chose nous aimerions vous mettre en garde: ne parlez pas de la musique! Faites-en, écoutez-la, vivez-la! De tous temps, les femmes et les hommes du monde se sont exprimés au moyen de la musique. Elle peut être un passe-temps mais aussi une façon de montrer ce que l’on pense, ce que l’on ressent: joie, bonheur mais aussi tristesse ou colère. Lorsqu’ils écoutent de la musique, tous les enfants remuent, gigotent, chantent ou dansent. Peut-être est-ce dû à la vie intra-utérine où le sens le plus développé du fœtus est l’audition, et où les premières perceptions du monde extérieur passent par l’audition? La musique est directement liée au corps: outre le mouvement et l’activité qu’elle provoque, elle met en jeu le corps et ses fonctions, le système perceptif (audition, vision) et les rythmes fondamentaux (respiratoire, cardiaque). C’est pourquoi on associe facilement la musique à la danse et à l’expression corporelle.

Quoi qu’il en soit, la musique ne laisse jamais les enfants indifférents. Faire de la musique avec les enfants dès la maternelle, c’est facile et très important. En effet, à cette époque, le cerveau de l’enfant est en pleine construction si bien que les stimulations qu’il subit mettent en place des connaissances qui se stabilisent et qui deviennent définitives si les stimulations sont suffisantes. Il est facile de libérer les moyens naturels de l’enfant, c’est-à-dire de faire en sorte que l’activité ne relève plus uniquement du spontané mais soit mise en relation avec des savoirs organisés et maîtrisés.

Nous signalons également qu’il n’est absolument pas nécessaire d’être musicien pour mettre en place des activités musicales de qualité. Il suffit de quelques pistes et ficelles. Nous en fournissons quelques-unes, et une bibliographie détaillée devrait permettre de prolonger les activités proposées.

Petit traité théorique en guise de préambule

La musique est l’art de combiner les sons, mais comment produisons-nous ces sons? On peut produire des sons avec son propre corps: la voix bien sûr mais aussi les mains, les pieds, etc. On peut également le faire avec différents objets: une table, une fourchette, une poubelle et, bien sûr, ce qu’on appelle un instrument de musique.

Chaque son est produit par la mise en vibration rapide d’une partie mobile (un objet) et/ou d’un volume d’air. Lorsqu’un objet vibre, il fait vibrer l’air qui l’entoure et les vibrations de l’air se propagent autour de l’objet (comme les ondulations de l’eau lorsqu’on lance un galet) jusqu’à faire vibrer nos tympans. Il n’existe que quelques façons de faire vibrer un corps (ou un objet), aussi joue-t-on de tous les instruments de musique de manière assez similaire. C’est pourquoi tous ces instruments peuvent être «rangés» dans trois familles:

  • les instruments que l’on frappe, secoue ou gratte: les percussions
  • les instruments dans lesquels on souffle: les vents
  • les instruments dont on pince les cordes ou dont on joue en frottant un archet contre les cordes: les cordes

On trouvera ci-dessous des images de différents instruments de musique: les enfants peuvent jouer à reconnaître les instruments de musique et signaler ceux qu’ils ont vus dans le film. On peut aussi les inviter à réaliser trois grands panneaux sur lesquels ils colleraient des images représentant les instruments de ces trois familles (le piano peut poser un problème de classement: on considère qu’il s’agit d’un instrument à cordes frappées).














Notre voix quant à elle est produite par les vibrations de l’air et du larynx.

Si on parle en plaçant un doigt sur sa gorge, on peut sentir les vibrations des cordes vocales (c’est plus perceptible quand on émet des sons graves).

Les sons produits par la voix ou les instruments de musique peuvent subir différentes variations:

  • variation sur la hauteur: des sons graves aux plus aigus
  • variation de l’intensité: des sons faibles ou forts
  • variation sur la durée: des sons longs ou brefs
  • variation du timbre: deux enfants qui chantent dans la même tonalité n’ont pas la même voix, on peut les différencier. C’est la même chose pour deux instruments différents.

Nous disions plus haut que les vibrations qui produisent les sons doivent être rapides. En fait, de la vitesse de la vibration dépendra la hauteur du son. Les sons graves sont dit bas et les sons aigus, hauts. Plus les vibrations sont rapides (et donc plus l’instrument est petit ou muni de cordes petites ou fines), plus le son sera aigu.

Pour expliquer ça aux enfants, l’enseignant peut leur chanter un son aigu (très haut) et puis un son grave (très bas). Il trace au tableau un dessin représentant une échelle et demande ensuite aux enfants où ils placeraient naturellement le son aigu (au sommet) et le son grave (tout en bas). Les sons aigus peuvent être représentés par une souris (animal très petit) et les graves, par un éléphant (animal très gros).

On peut également prendre trois bocaux identiques et les remplir d’eau. Le premier sera rempli au tiers, le second aux deux tiers et le troisième sera plein. Si l’on tapote sur le bord du 1er bocal (avec une baguette par exemple), peu de liquide sera mis en mouvement et les vibrations seront rapides. Le son obtenu sera plutôt aigu. Dans le dernier bocal, la masse d’eau à déplacer est plus grande, donc les vibrations plus lentes et le son plus grave. Ces constatations peuvent être transposées à tous les instruments de musique: plus ils sont grands ou gros, et plus ils peuvent produire des sons graves et inversement.

En ce qui concerne les sons faibles/forts, et longs/brefs, point n’est besoin d’une longue explication théorique, mieux vaut tester les différences à l’aide des animations ci-dessous. Essayons maintenant de lier ces notions théoriques à de petits jeux qui aideront les enfants à comprendre ces différentes notions. Ces activités se font souvent avec les yeux bandés: en effet, les enfants sont plus attentifs à écouter lorsqu’un de leurs sens (notamment la vue) est occulté. L’enseignant veillera à chaque fois donner un exemple de ce qu’il attend des enfants.

Ces notions sont très importantes, elles permettent de découvrir les multiples possibilités de la voix. La forme ludique des activités mène à une meilleure maîtrise de celles-ci.

Variations sur le timbre

Un enfant, les yeux bandés, reconnaît:

  • la voix d’un autre enfant
  • deux voix ensemble
  • deux voix successives (d’abord x puis y)
  • un enfant qui a transformé sa voix

Variations sur la hauteur

Demandons aux enfants d’imaginer le son d’une fusée qui s’élève du sol vers le ciel, qui va du grave à l’aigu.

Ensuite, un enfant, les yeux bandés, reproduit ce que fait un autre avec sa voix:

  • des sons très aigus et puis très graves (que ce soit sur ououou ou bien sur une petite phrase comme «Mange ta soupe» )
  • une sirène (qui va du grave à l’aigu pour redescendre au grave)

Variations sur la durée

Un enfant, les yeux bandés, reproduit ce que fait un autre avec sa voix:

  • des sons tenus (ex. Jé__ré__my__) ou brefs (ex. Jé/ré/my/)

Variations sur l’intensité

Un enfant, les yeux bandés, reproduit ce que fait un autre avec sa voix:

  • des sons forts (f) ou faibles (p)
  • des passages du faible au fort et du fort au faible (pp > p > f > ff > f > p > pp)


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