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affiche du film L'accord du pluriel

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L'accord du pluriel

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  • Réalisé par
    Olivier Smolders
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    Belgique
  • Année
    2018
  • Durée
    1 h 10
  • Version
    Version française

Enseignant et réalisateur, Olivier Smolders dresse le portrait de ses étudiants. La rencontre sidérante et lumineuse d’une génération aux multiples vibrations.

 

Olivier Smolders a travaillé pendant 35 ans comme enseignant à l’Institut Saint-Vincent à Bruxelles. Pour clôturer son travail d’enseignant, il a décidé de filmer ses étudiants de la fin du secondaire.

Auteur reconnu et primé à plusieurs reprises à l’international pour une œuvre foisonnante portée par un geste formel original et rigoureux, il a choisi cette fois-ci un dispositif minimaliste afin de donner un maximum d’éclat à l’intervention, à la parole de ses étudiants. Et le spectateur d’être emporté par de multiples récits, des tranches de vie, des fêlures familiales, des réflexions, des partis pris, des vœux et regards tendus vers l’ avenir…

Certes, en comparaison avec ses œuvres précédentes, Olivier Smolders s’est davantage effacé face à son sujet. Mais il a eu le souci de mettre ses étudiants en majesté grâce à une mise en image sobre et soignée (fond noir, lumière douce et latérale, frontalité).

Le film est sans aucun doute le contre-feu idéal face aux mauvaises habitudes d’une télévision intrusive et voyeuriste qui débusque à la diable l’intimité de ses protagonistes pris en otage. Dans L’accord du pluriel, le professeur a offert aux étudiants mieux qu’un pacte d’excellence : une parole métissée, des témoignages aux lignes de fuite infinies, le temps d’une prise de conscience apaisée.

Même si cela ne fait pas partie des intentions explicites de cette proposition de cinéma, le film se décline également comme un exercice de pédagogie exemplaire. Un art de la rencontre et d’un dialogue qui s’inscrit dans la nuance d’un visage ou le feu d’un regard, un art d’embrasser des vies en mouvement dans leur diversité. Et une œuvre solaire qui a réussi à se débarrasser des clichés liés au jeunisme et des éternels diatribes autour de l’institution scolaire.

© Grignoux — Dany Habran

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