Medias
Journal & grilles Appli mobile Newsletters Galeries photos
Medias
Journal des Grignoux en PDF + archives Chargez notre appli mobile S’inscrire à nos newsletters Nos galeries photos
Lancer la bande-annonce
Bande-annonce
affiche du film Sanguine
  • Avant-première

    Le 20/10/26 à 20:00

    Sanguine

    Après avoir fait sensation en séance de minuit au Festival de Cannes, Marion Le Corroller débarque pour dynamiter notre automne avec un film de genre sulfureux, audacieux et réfléchi, s’inscrivant dignement dans la lignée de Coralie Fargeat (Revenge, The Substance) et Julia Ducournau (Grave, Titane) 
     
    Margot débute son internat aux urgences, où elle peine à s’adapter. Très vite, elle fait face à des patients de son âge aux symptômes inexpliqués. La récurrence de ces cas exceptionnels l’interroge, d’autant qu’elle observe, sur son propre corps, des manifestations de plus en plus inquiétantes… 
    Ces dernières années, le film de genre connaît une renaissance spectaculaire, principalement menée par des réalisatrices qui détournent le body horror pour en faire un véritable outil de dénonciation des maux de notre société. Initiatrices de cette mouvance, Coralie Fargeat et Julia Ducournau ont, chacune dans son style, placé le corps féminin au centre de leur cinéma, de son objectification à sa libération la plus totale. 
    Pour une cinéaste réalisant son premier film, il peut paraître complexe de s’immiscer dans cette tendance avec singularité, sans donner l’impression de mettre une pièce dans une machine déjà bien en marche. Pourtant, avec Sanguine, Marion Le Corroller est parvenue à relever ce défi avec maturité, consciente que cette nouvelle manière de faire du film de genre est désormais suffisamment installée dans la conscience collective pour posséder sa propre grammaire. Tout en assumant ses influences, elle a tenté un pari osé : utiliser le body horror pour dénoncer les conditions de travail dans le milieu médical. 
    En tant qu’interne, Margot (interprétée par la très douée Mara Taquin) est constamment sous pression, au point d’être jugée au nombre de patients pris en charge par jour. L’hôpital, censé être un lieu où la santé passe avant tout, devient alors une machine industrielle contaminée par le principe de rentabilité. Le temps, c’est de l’argent, et il n’est plus possible d’en perdre. 
    À partir de ce constat, Sanguine s’emploie à poser une question fondamentale : que se passerait-il si la destruction psychologique causée par le travail devenait visible sur le corps des individus ? C’est là que le body horror entre en jeu, viscéral et excessif, pour créer un contraste signifiant entre l’ancrage réaliste de la thématique du film et l’artificialité de ses décors et de sa mise en scène. 
    Dès la séquence introductive, nous sommes saisis par le montage rythmé de Sanguine, dans lequel les sons ultra-organiques parviennent à faire rimer gore et grotesque dans un décor sophistiqué. L’hôpital devient ensuite le terrain de jeu idéal pour déployer cette mise en scène très stylisée, composée de plans larges captés depuis le plafond de pièces aux couleurs vibrantes, apportant au film une cohérence visuelle très identifiable. 
    Sanguine est loin d’être un film où la violence est gratuite. Ce que l’on ressent par-dessus tout, c’est l’amour d’une réalisatrice pour un cinéma de genre sans tabou, où aller au bout de son concept devient une nécessité pour traiter d’un sujet éminemment actuel : l’automatisation du corps dans un système surchargé, où la santé est délaissée au profit de la productivité. L’organisme finit par exprimer son épuisement, indépendamment de la volonté d’un individu noyé dans cette logique industrielle.

    Eliott Smeets, les Grignoux

    En présence de Marion Le Corroller, réalisatrice, et Mara Taquin, actrice

    Dans le cadre de l'Étrange Automne 

    Préventes prochainement disponibles aux caisses de nos cinémas uniquement

    Fiche PDF de l'évènement

    Choisissez votre région

    Namur
    Liège
    All