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Out stealing horses

  • Réalisé par
    Hans Petter Molland
  • Interprété par
    Stellan Skarsgård, Bjørn Floberg, Tobias Santelmann
  • Distributeur
    September Film
  • Langue
    norvégien suédois
  • Pays d'origine
    Norvège
  • Année
    2019
  • Durée
    2:02
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-12-18

Hans Petter Molland signe une adaptation, d’une grande richesse visuelle et narrative, d’un best-seller norvégien. Inscrite au cœur d’une nature imposante, l’histoire s’étend sur soixante ans et fait ressurgir pour le héros, un sexagénaire a priori tranquille, des fantômes (pas très commodes) du passé

Tout commence en 1999, juste avant l’arrivée du nouveau millénaire. Trond, 67 ans, se réjouit à l’idée de passer son réveillon de Nouvel An tranquille : « Je vais bien me saouler et ensuite dormir comme un mort sans l’être vraiment », nous informe sa grosse voix de baryton en off. Cet homme chanceux, comme il le dit lui-même, vient tout juste d’acheter un cottage isolé dans la campagne norvégienne. Là, il entend bien profiter de chaque instant du quotidien, et simplement laisser le temps passer.

Le formidable projet de Trond est vite contrarié par l’entrée en scène de son voisin (distant), qui va le renvoyer à un passé encore plus lointain. Les souvenirs se mettent à surgir et à prendre de l’ampleur comme s’ils sortaient de la boîte de Pandore. Le nom du voisin est Lars, or ce Lars vivait ici avec sa famille durant l’été 1948. À l’époque, Trond, âgé de 16 ans, et son père avaient loué le cottage qu’il occupe à présent dans l’idée de passer l’été à faire des choses que les descendants des Vikings aiment généralement faire : couper des arbres, faire le poirier nu sous la pluie et « voler des chevaux ». Du moins c’est comme cela que Jon, le frère aîné de Lars, décrivait les virées avec Trond sur des chevaux sauvages. Cet été-là, Trond profite de ses belles années de jeunesse. Et puis soudain, plusieurs malheurs arrivent et la mort, la trahison et l’abandon vont marquer Trond, Lars, Jon et leurs familles pour les décennies à venir.

Adapter le roman de Per Petterson (240 pages habilement assemblées, navigant entre les années 1943, 1948, 1956 et 1999) semblait être une mission impossible, mais le scénario de Molland mérite les félicitations (quoiqu’il requiert en revanche qu’on ne le quitte pas un instant des yeux), tout comme le film en lui-même qui pourrait difficilement être plus beau. Il capture l’essence d’un été lointain où tout semblait aller bien. Il incarne la froideur, la noirceur, le tourment, les beaux jours et les opportunités d’antan.

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