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Bande-annonce
affiche du film Katie Says Goodbye

Prochaines séances

  • 2018-11-16 12:10
  • 2018-11-18 14:00
  • 2018-11-20 12:05

Katie Says Goodbye

  • Choisissez une séance
    • Ven. 16 Novembre | 12:10
    • Dim. 18 Novembre | 14:00
    • Mar. 20 Novembre | 12:05
  • Réalisé par
    Wayne Roberts
  • Interprété par
    Olivia Cooke, Christopher Abbot, Mireille Enos
  • Distributeur
  • Langue
    anglais
  • Pays d'origine
    États-Unis
  • Année
    2016
  • Durée
    1h28
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2018-10-24

Dans un patelin paumé du Sud-Ouest des États-Unis, une jeune femme rêve de s’enfuir à San Francisco… Un premier film touché par la grâce, dont celle de son actrice principale, Olivia Cooke

Film visible uniquement au cinéma Churchill à Liège

Katie travaille comme serveuse dans un diner sur le parking isolé d’une nationale américaine. Les clients sont des travailleurs du coin ou des chauffeurs de poids-lourd faisant une pause entre deux courses.

Après son service, Katie rentre chez elle, dans un modeste lotissement, où elle retrouve sa mère, Tracey, que le chômage et l’alcool ont rendue plus ou moins inapte à s’occuper d’elle-même. Malgré cette routine quelque peu dépressive, Katie est une jeune femme pétillante, chargée d’une bonté à toute épreuve et qui n’a pas l’intention de se laisser abattre. Dans une boîte à chaussure glissée sous son lit, elle amasse le fruit de ses petites économies qui, à terme, devra lui permettre de quitter ce no man’s land où l’on ne rêve plus depuis longtemps.

Cet argent, elle le gagne notamment en se prostituant, auprès des routiers ou des habitués du diner. Une situation qu’elle envisage temporaire et sur laquelle elle ne s’épanche pas. Il s’agit juste d’un tremplin vers des jours meilleurs.

Mais le jour où elle tombe amoureuse de Bruno, un apprenti mécanicien au passé tourmenté, les choses vont commencer à mal tourner. Elle qui, jusque-là, avait été plus ou moins épargnée par la violence des hommes va bientôt s’y retrouver confrontée…

À la lecture du résumé, on pourrait s’attendre au pire : encore un récit sinistre sur les oubliés du rêve américain ! Mais Wayne Roberts, dont c’est le premier film, a pris le temps de donner une texture à ses personnages, des antécédents, une histoire individuelle directement palpable à l’écran. On les dirait tout droit sortis d’une nouvelle de Raymond Carver : des perdants radicaux de la middle class américaine, mais toujours en quête de l’étincelle. Car il y a chez Roberts et chez sa protagoniste Katie un optimisme féroce que rien ne pourra entraver.

Cet optimisme s’incarne dans une mise en scène lumineuse, une palette de couleurs particulièrement harmonieuse où se mêlent le rose délavé de l’uniforme de Katie, le jaune aride des paysages de Californie et le bleu azur du ciel qui se décline aussi dans le mobilier du diner. Chaque plan a l’allure même d’une photographie, à l’intérieur de laquelle la fine silhouette, le regard vif et le sourire flamboyant d’Olivia Cooke aspirent le spectateur, heureux qu’une beauté aussi délicate puisse s’élever hors de cette âpre toile de fond.

Alicia Del Puppo, les Grignoux

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