Medias
Journal des Grignoux Chargez notre appli mobile Nos newsletters (archives, inscriptions) Nos galeries photos
Medias
Journal des Grignoux en PDF + archives Chargez notre appli mobile S’inscrire à nos newsletters Nos galeries photos
Lancer la bande-annonce
Bande-annonce
affiche du film The painted bird [ANNULÉ]

Prochaines séances

Pas de séances programmées pour ce film dans nos salles pour l'instant.

The painted bird [ANNULÉ]

  • Choisissez une séance
  • Titre original
    Nabarvené Ptáče
  • Réalisé par
    Václav Marhoul
  • Interprété par
    Stellan Skarsgård, Barry Pepper, Harvey Keitel
  • Distributeur
    September Film
  • Langue
    tchèque, allemand, russe, latin, interslave
  • Pays d'origine
    République tchèque/Ukraine/Slovaquie
  • Année
    2019
  • Durée
    2 h 49
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Type
    Noir et blanc
    Longue durée
    Drame
    Guerre
  • Date de sortie
    2020-09-16

Sous une somptueuse photographie, un tour d’horizon de l’enfer sur Terre. Sauvage, insoutenable par moments, The painted bird fascine ou dégoûte, mais ne laisse pas indifférent. Un choc visuel, au sens premier du terme ! En compétition officielle à la Mostra de Venise 2019

Si pour vous, le cinéma a aussi comme fonction de vous provoquer, de jouer avec vos limites – tel un Salò de Pasolini ou Requiem pour un massacre d'Elem Klimov – et de vous hanter par la puissance parfois destructrice de ses images ; si vous pensez qu’on peut à la fois qualifier un film de chef-d’œuvre et ne pas forcément avoir envie de le revoir trop vite (comme Xan Brooks, critique cinéma du Guardian), alors The painted bird vous parlera. Qui plus est, son noir et blanc léché et son superbe cadre sont faits pour le grand écran.

Soit un enfant, parangon de l’Innocence s’il en est, victime expiatoire sur laquelle va se déverser toutes les ignominies dont l’être humain est capable, dans une région déshéritée, quelque part à l’Est, dans la période la plus sombre du xxe siècle.

Ce garçon (jamais nommé), orphelin juif, est d’abord accueilli par une vieille femme taiseuse.

Lorsqu’elle meurt, il est accusé par les villageois d’avoir contribué d’une manière ou d’une autre à sa mort. Échappant de justesse à la vindicte populaire, c’est pour ce garçon le début d’un exil qu’on dirait sans fin, passant de jalousies familiales paroxystiques en exploiteurs cruels, tout en étant par ailleurs le témoin muet de lynchages et autres abjections.

L’on reconnaît parfois un acteur, tel Harvey Keitel en prêtre peu clairvoyant ou Stellan Skarsgård en Allemand très carré.

C’est une chronique sans pitié, à la brutalité effrontée, une fresque conçue comme un test d’endurance, arrimée à une volonté de polémique. Et c’est du grand cinéma, de celui qui vous bouscule, vous dérange, cherche à susciter en vous des hoquets de dégoût alors même que votre fascination vous tient enchevêtré au destin du jeune garçon.

 Tweet