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affiche du film Miss [Reporté]

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Miss [Reporté]

  • Réalisé par
    Ruben Alves
  • Interprété par
    Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty
  • Distributeur
  • Langue
    français
  • Pays d'origine
    France
  • Année
    2020
  • Durée
    1:47
  • Version
    Version française
  • Type
    Comédie
    Drame
    Sortie reportée

La sortie de Miss a été repoussée de mars à septembre en raison de craintes liées à l'épidémie du coronavirus... Les séances annoncées dans notre journal seront remplacées par celles d'autres films. Consultez donc prioritairement notre site web. Merci pour votre compréhension.

 

Une étonnante réussite à partir d’un pitch assez « casse-gueule » : un jeune homme décide de tenter le concours de Miss France. Miss est une comédie d’apprentissage de l’amour de soi et une ode au refus des catégories trop établies

Un premier plan où des enfants, au tableau, racontent ce qu’ils veulent faire plus tard. Une litanie de rêves aussi mignons que convenus, jusqu’à ce qu’Alex déclare qu’il veut devenir Miss France. Éclat de rire général. Quinze ans plus tard, Alex vivote. Il gagne sa vie en nettoyant un club de boxe, dort chez une logeuse déroutante qui, avec ses airs de marchande de sommeil, a réuni chez elle un monde bigarré qui coexiste assez joyeusement. Il y a là des Bangladaises sans-papiers, des petits vendeurs de shit qui rêvent d’une vie meilleure ou un travesti qui se prostitue au Bois de Boulogne. Dans les transports en commun, dans la rue ou même au club de boxe, la beauté androgyne d’Alex lui attire des regards malveillants, des injures parfois. Son attitude générale est celle d’une personne qui fait pourtant tout pour passer inaperçue, avec ses sweats à capuche et son absence de réaction face à l’hostilité.

Un jour où il travaille au club, Alex se retrouve nez à nez avec un ancien ami d’enfance devenu boxeur. L’enthousiasme que sa simple venue parvient à susciter parmi les plus jeunes du club, son énergie et sa confiance font prendre conscience à Alex qu’il est peut-être temps de donner une chance à son rêve d’enfant, aussi farfelu et risible soit-il aux yeux du monde. Dans sa coloc, son idée est accueillie avec dérision, voire mépris. Qu’est-ce qu’il cherche donc à prouver en tentant de participer à ce concours ringard et misogyne, haut lieu d’objectification des femmes, qui surfe sur la superficialité de l’apparence et des manières ? Le jeune homme n’en démord pas et passe bientôt les premières éliminatoires…

Le sujet, il faut le reconnaître, fait craindre le pire. Une multitude de clichés l’attend à chaque tournant, qui plus est avec un traitement plutôt comique. Assez miraculeusement, le film se sort de bien des écueils : critique vis-à-vis de la « machinerie » du concours, il aime aussi en montrer les paillettes en assumant son côté licorne. L’humour, parfois potache, est bienveillant. Les personnages, volontiers caricaturaux pour certains, gardent des failles qui les rendent sympathiques, voire émouvants. Pour Alex, il ne s’agit pas tellement de devenir une femme, mais plutôt d’accepter d’osciller entre masculin et féminin, de passer de l’un à l’autre avec facilité et d’ajuster les normes à son identité fluide, et pas le contraire.

Les Grignoux

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