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Basic Instinct

Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d’une star du rock, Johnny Boz, tué de trente et un coups de pic à glace par une inconnue alors qu’ils faisaient l’amour. Nick apprend que le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romancière. Au cours de son enquête, il s’aperçoit que les parents de Catherine sont morts dans un accident suspect, que son professeur de psychologie a été assassiné dix ans plus tôt à coups de pic à glace et qu’enfin, une de ses meilleures amies a, en 1956, tué ses trois enfants et son mari.

Sommet au box-office de la carrière américaine du cinéaste Paul Verhoeven, Basic Instinct est à l’origine produit et promu comme l’un de ces nombreux thrillers érotiques luxueux qui déferlent sur les écrans à l’orée des années 1990. Du script à tiroirs fondé sur une psychanalyse de bazar (signé par le scénariste-star de l’époque Joe Eszterhas) jusqu’à l’imagerie porno-chic de la sexualité, les principaux ingrédients semblent au rendez-vous. L’originalité de Basic Instinct réside justement dans le fait d’assumer pleinement cet univers normé, et d’en faire le support d’une exploration approfondie – via les conventions du genre – d’enjeux existentiels liés à l’amour et à la sexualité.

 

 

La projection sera précédée d'une introduction par Marie Gilles.

Prix d'entrée habituels, places en prévente à partir du 24 septembre

FOCUS PAUL VERHOEVEN

Embrasser la filmographie de Paul Verhoeven, c’est voir se déployer une œuvre qui, tout en étant divisée en périodes, renouvelle des questionnements fondamentaux. La matière première de Paul Verhoeven, réalisateur né à Amsterdam en 1938, ce sont les pulsions, les questions de rapport de force, de sexualité, de violence (au niveau individuel et des systèmes politiques, économiques et religieux).

Des évolutions stylistiques, des mutations s’observent entre ses premiers films réalisés aux Pays-Bas, marqués par la liberté des avant-gardes hollandaises, la libération sexuelle (Business is business, Spetters, etc.), les grands succès internationaux de sa période américaine (Robocop, Total Recall, Basic Instinct...) et ses dernières créations tournées en Europe (Elle, Benedetta).

À chaque fois, le réalisateur bouscule l’horizon d’attente du public, les normes morales et esthétiques, s’empare de sujets tabous, se voit taxé de provocateur, étrillé par différentes communautés, porté aux nues des années plus tard. Il suscite autant de controverses qu’il est couvert de distinctions et de prix.

À l'occasion de la sortie de Benedetta, notre focus permet d’explorer l’œuvre protéiforme du cinéaste, et cette vision singulière et provocatrice, empreinte de violence, d’érotisme et d’humour noir.

D’après Véronique Bergen, La Septième obsession

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