À la suite d’un terrible accident arrivé dans une mine du Borinage, la famille Bénédicte Liénard a reçu en dédommagement un petit bosquet. De génération en génération, elle a pris soin de ce petit groupe d’arbres planté sur une fosse de charbonnage désaffectée. À l’annonce de la maladie incurable de son père, pour mieux comprendre ce qui la relie à son histoire, la cinéaste cherche des images. Multipliant les supports, traduisant des impressions, elle remonte librement aux origines de la famille. Voyageant dans ses souvenirs les plus intimes, elle s’éloigne parfois de ces arbres plantés sur cette terre de charbon.
D’arbres et de charbon peut être considéré comme un essai documentaire, à caractère autobiographique, dont l’énergie s’inscrit dans la fulgurance de la vie.
Cette fulgurance qui nous porte face à la présence de la mort, cette conscience aiguë d’être « au monde ».
La fulgurance de la vie est dans l’énergie de la prise de vue et le jeu des supports image entre eux.
Comme le réel, qui n’est pas homogène, le film se décline sur différents niveaux.
À ces couches correspondent des supports, des traitements et des couleurs.
Une grande liberté est accordée à la forme pour que l’outil cinéma reste dans une relation spontanée et organique aux êtres et à leur histoire.
Ce film joue de variations de saisons, de tons, de couleurs et de moments filmés au fil de la vie.
Superposition de fragments, accumulation des moments, le film se fait au gré des émotions que la vie procure. Dans l’ouverture et la souplesse des moyens. Bénédicte Liénard
Réalisateur : Bénédicte Liénard
Origine : Belgique
Année : 2012
Durée : 1 h
Distributeur : Tarantula
Version : Film parlant français


