Dans Prague occupée par les Nazis. Le 27 mai 1942, le Reich Protektor Heydrich est grièvement blessé par une bombe. L’auteur de l’attentat, le professeur Svoboda, se réfugie par hasard chez le professeur Novotny. Celui-ci est arrêté comme otage par la Gestapo. Marcia, la fille du professeur se rend à la Gestapo. Elle a l’intention de dénoncer Svoboda pour faire libérer son père. Mais Svoboda, devenu héros national, est aidé par les résistants tchèques. Elle se tait mais attire l’attention des SS qui la font suivre par l’inspecteur Grüber.
L’assassinat en juin 1942 par des résistants tchèques de Reinhard Heydrich, bourreau de la Tchécoslovaquie et l’un des plus fidèles serviteurs du régime nazi, est rarement relaté par les manuels d’histoire, déjà bien occupés à retenir les terribles faits de cette époque noire de l’humanité. En 1943, elle marque pourtant l’esprit de deux grands génies du cinéma allemand exilés aux Etats-Unis pour cause de non-adhésion à l’idéologie hitlérienne. Douglas Sirk signe alors son premier film américain, Hitler’s Madman (...). Avec Les bourreaux meurent aussi [pour lequel Bertold Brecht a participé au scénario], Fritz Lang donne une version très personnelle (et fausse historiquement, quoique cela n’ait pas beaucoup d’importance) de l’événement. Chargé d’idéalisme à une époque où l’on en avait bien besoin, ce film est aussi un chef d’oeuvre du suspense langien. On comprend pourquoi le cinéaste en avait fait l’une de ses oeuvres préférées.
Ophélie Wiel, critikat
Titre original : Hangmen also Die !
Réalisateur : Fritz Lang
Acteurs : Brian Donlevy, Anne Lee, Walter Brennan, Gene Lockhart
Origine : USA
Année : 1943
Durée : 2h20
Version : Version originale sous-titrée Français
Langue : Anglaise


