L'histoire du cinéma retient de ce film qu'il changea la face du 7e art en offrant au public ébahi le premier film "sonore, parlant et chantant". L'industrie retient aussi qu'il sauva la Warner Bros., alors en fâcheuse posture, et qui avait bien besoin d'un triomphe salvateur... Aujourd'hui, c'est avec une émotion différente qu'on (re)voit la réalisation d'Alan Crosland, où le sémillant Al Jolson incarne le fils du chantre d'une synagogue pressenti pour succéder à son père mais qui préfère le jazz au service religieux et deviendra célèbre... sous une fausse identité poussée très loin puisqu'il se maquille en noir pour ne pas être reconnu !
Par-delà toute question de crédibilité, le film impose son énergie et le rythme de ses séquences musicales. Il offre aussi une image très intéressante d'une Amérique où les minorités (ici juive et afro-américaine) apportent à l'identité collective. Deux "remakes" - en 1953 par Michael Curtiz et en 1980 par Richard Fleischer - échoueront à égaler la magie originelle d'un Chanteur de jazz unique et toujours étonnant, que tout cinéphile qui se respecte devrait avoir vu.
Titre original : The Jazz Singer
Réalisateur : Alan Crosland
Acteurs : Al Jolson, May McAvoy, Warner Oland, Eugenie Besserer, Otto Lederer, Richard Tucker
Origine : USA
Année : 1927
Durée : 1h28
Distributeur : Cinematek
Version : Version originale sous-titrée Français/Néerlandais
Langue : Anglaise


