Aujourd’hui, quelque part en Afrique du nord, dans un village reculé, les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et cela dure depuis la nuit des temps. Mais un jour, quand une femme enceinte est victime d’un accident au cours de cette corvée, Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l’amour : plus de câlins ni de sexe tant que les hommes n’apporteront pas l’eau au village…
Cette histoire est traitée volontairement par le cinéaste comme une espèce de conte presque intemporel, mais de façon nuancée, puisqu’un certain nombre d’hommes (dont le mari de la meneuse) prennent le parti des femmes en révolte. C’est avec l’appui d’hommes éclairés, par l’amour et le savoir, que viendra le salut de femmes en lutte, semble ainsi affirmer Radu Mihaileanu.
Et il montre notamment la diversité des situations de ces femmes qu’il ne réduit pas au cliché de la soumission. Au contraire, il célèbre leur énergie, leur humour, leur joie de vivre, en s’appuyant en particulier sur une nouvelle génération d’actrices françaises issues de l’immigration maghrébine comme Hafsia Herzi (vue dans La Graine et le Mulet) et Leïla Bekhti (ici aussi éblouissante que dans Tout ce qui brille) sans oublier les femmes du village marocain qui a servi de décor.
Ce film chaleureux ne peut que susciter l’adhésion des jeunes spectateurs et spectatrices, grâce notamment au chant et à la musique qui lui donnent une émotion supplémentaire. Bien entendu, il permettra également de susciter débat et réflexions autour de la condition féminine, hier et aujourd’hui, ici et ailleurs.
Public concerné
Ce film plaira aux adolescent(e)s entre 13 et 18 ans environ.
Présentation du dossier pédagogique
un film de Radu Mihaileanu
France, 2011,
version arabe sous-titrée

