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Extrait du dossier pédagogique
réalisé par les Grignoux et consacré au programme de courts métrages
La Balade de Babouchka
Un programme composé de quatre films :
Le Rossignol
d’Alexander Tatarsky, Russie, 2006
La Maison des biquettes
d’Eduard Nazarov, Marina Karpova, Russie, 2009
Histoires d’ours
de Mihkail Aldashin, Russie, 2007
Zhiharka
d’Oleg Uzhinov, Russie, 2006

Le dossier pédagogique consacré au programme La Balade de Babouchka s'adresse aux enseignants du maternel qui verront le film avec leurs élèves, à partir de trois ans environ. Les animations développées dans ce dossier ont par été conçues pour exploiter avec les enfants la manière dont ils ont reçu les différentes dimensions du film: ce qu’ils ont retenu et compris des histoires, des personnages et de leurs comportements, les particularités de l’animation mais aussi la découverte de la Russie, qui donne son unité au programme. L'extrait ci-dessous porte plusparticulièrement sur les différents personnages de ces courts métrages.

Les personnages

Nous proposons de revenir sur l’ensemble du programme à travers les images des personnages principaux qui apparaissent dans les quatre courts métrages. Plusieurs objectifs sous-tendent cette première approche du film, qui devrait permettre aux enfants de se remémorer plus facilement les histoires mais aussi de procéder à un premier classement des personnages selon des critères à la fois narratifs et esthétiques, chaque court métrage ayant un style graphique propre. Grâce à une association concrète des enfants à un personnage du film, on espère ensuite favoriser l’émergence des souvenirs mais aussi les aider à retrouver, sinon à expliciter à leur niveau, les motivations à l’origine du comportement de ces différents personnages. Pour cette raison, nous suggérons que les groupes formés au cours de cette activité se maintiennent tout au long des animations qui seront développées par la suite, chacun d’entre eux étant mis successivement à l’honneur selon les histoires abordées.

Concrètement

Réunissons les enfants autour d’une grande table où seront exposées les quinze images du film (reproduites ci-dessous) préalablement découpées. Demandons-leur s’ils reconnaissent tous les personnages et invitons-les à rassembler les illustrations qui vont ensemble. La discrimination visuelle jouera ici un rôle important puisque certains courts métrages présentent parfois un même animal. C’est ainsi le cas du Rossignol, d’Histoires d’ours et de Zhiharka, qui font tous trois intervenir un oiseau comme protagoniste. En plus des éléments du contexte contenus dans les images, ce seront donc essentiellement dans ce cas les caractéristiques graphiques de chaque oiseau qui permettra de les associer à la «bonne histoire». L’enseignant jouera ici le rôle de guide en remettant éventuellement les enfants sur la bonne piste à l’aide de questions simples et pertinentes.

Une fois les images réparties en tas, demandons aux enfants combien il y a d’histoires au total. Distribuons-leur à chacun un personnage — adaptons au besoin en fonction du nombre d’enfants dans la classe —, invitons-les à se grouper par histoire en se servant de l’activité de tri qu’ils viennent d’effectuer en grand groupe, puis demandons-leur d’identifier parmi les quatre images de la série B (reproduites en page 12) celle qui correspond à leur environnement, au cadre où se déroule l’histoire des personnages qu’ils ont reçus: les jardins du riche marchand pour le Rossignol, la taïga pour Histoires d’ours, la maisonnette de La maison des biquettes et celle de Zhiharka, toutes deux isolées et proches de la forêt. Enfin, toujours avec leur image sous les yeux, les enfants tâcheront de verbaliser ensemble l’intrigue qui concerne les personnages de leur groupe. Plus que d’attendre un véritable résumé des histoires et une reconstruction des liens logiques qui en cimentent le récit, il s’agit simplement ici de vérifier si les jeunes élèves sont capables de bien différencier les quatre courts métrages les uns des autres et s’ils en ont globalement saisi le sens.

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Commentaire

Si l’intrigue de La Maison des biquettes est assez limpide, les autres histoires, en revanche, comportent des degrés de difficulté de compréhension divers. Ainsi dans Le Rossignol, c’est l’implicite du message transmis par l’oiseau sauvage à son frère vivant en cage qui risque peut-être de poser problème. Dans Histoires d’ours, les éventuels problèmes de compréhension se situeront moins au niveau de l’histoire en elle-même que sur le plan de la distinction entre fiction et réalité, les petits enfants ayant sans doute tendance à prendre pour argent comptant les explications données quant aux particularités morphologiques de l’écureuil, de la carpe ou du casse-noix. Enfin Zhiharka, qui n’est pas sans rappeler d’autres contes mieux connus des enfants comme celui du Petit Chaperon Rouge — une fillette trompée par le loup tout comme Zhiharka l’est par la renarde — n’aura probablement pas posé de difficulté majeure de compréhension concernant les motivations de la renarde, prête à tout pour dévorer la petite fille. Toutefois, il n’est pas sûr qu’ils aient bien saisi la confusion que Zhiharka opère entre la renarde qui s’échappe par la cheminée et Baba Yaga, un personnage mythologique de la culture russe apparenté à la sorcière et censé effrayer les enfants, ceci d’autant plus que cette confusion n’est à aucun moment remise explicitement en question par le Chat et l’Oiseau. Les activités suivantes permettront de revenir sur ces difficultés ainsi que sur les particularités des quatre courts métrages, et il ne sera pas nécessaire ici de s’y attarder plus longuement.

Voici donc un exemple de ce que l’enseignant pourra attendre de cet exercice de verbalisation:

Le Rossignol

Un rossignol vit en cage chez un riche marchand qui a deux filles. Un jour, le marchand part en voyage et le rossignol lui demande de remettre le bonjour à son frère, qui vit justement dans la région où il doit aller. Le marchand s’exécute mais le frère ne lui donne aucune réponse. Quand il rentre chez lui, il explique à son rossignol ce qui s’est passé: son frère est tombé raide mort puis il a ressuscité; dès le lendemain, l’oiseau est retrouvé mort au fond de sa cage. Les fillettes s’éloignent pour l’enterrer mais au dernier moment le rossignol s’envole. Désormais libre, il s’en va remercier le marchand de lui avoir apporté un si bon conseil.

La Maison des biquettes

Trois chèvres habitent une maison en pain d’épices. Un jour, un petit garçon, Vassili, entre chez elles pour échapper au loup qui le poursuit. Affamé, il détache et avale plusieurs morceaux de mur en forme de crêpes. Caché dans la cheminée, il observe ensuite les chèvres réparer les murs et se mettre d’accord pour garder la maison chacune à leur tour, pendant que les deux autres vont travailler. Mais à chaque fois, la chèvre qui est de garde s’endort et Vassili continue de grignoter des morceaux de mur! Enfin pris sur le fait, il doit s’enfuir. Alors que la nuit est tombée, il aperçoit des loups qui s’apprêtent à attaquer les chèvres. Le petit garçon fait alors demi-tour pour les prévenir et celles-ci entourent vite la maison d’un cercle de feu qui fait fuir les loups.Touchées par le comportement de Vassili, les chèvres décident de l’adopter.

Histoires d’ours

Au fil de ses promenades dans la Taïga, un ours rencontre un écureuil, puis une carpe et enfin un casse-noix. Il vit avec chacun d’entre eux une histoire particulière qui explique pourquoi ils sont comme ils sont. Ainsi, l’écureuil porte des rayures sur le dos parce qu’un jour, il a reçu de l’ours une caresse en guise de remerciement de lui avoir donné de quoi manger; quant à la carpe, toute ronde, elle a été aplatie entre les deux pattes de l’ours, énervé parce qu’elle s’était moquée de lui; enfin les casse-noix, qui avaient fait semblant de l’aider pour mieux s’emparer de toutes les pommes de pin, doivent leur maigreur à la colère de l’ours, qui s’était retrouvé sans provision pour l’hiver.

Zhiharka

Zhiharka est une fillette qui vit avec un Chat et un Oiseau, deux forgerons. Quand ceux-ci s’en vont pour aller vendre les ustensiles qu’ils ont fabriqués, elle reste seule à la maison et la renarde en profite pour essayer de l’attirer au-dehors et l’emmener chez elle, au fond des bois, où elle compte la manger. À chaque fois, Zhiharka se laisse entraîner car elle croit que la renarde veut jouer avec elle. À deux reprises, le Chat et l’Oiseau réussissent à la sauver mais à la troisième fois, la renarde se déguise en lapin et réussit à entraîner la petite fille jusqu’à son four. En voulant lui montrer comment se placer sur la pelle à enfourner, c’est finalement la renarde qui se retrouve à l’intérieur. Zhiharka en profite pour se sauver et rentrer chez elle d’autant plus vite que Baba Yaga (ou la renarde, selon la perception que les enfants auront eu de ce personnage à la vision du film) sort de la cheminée et se lance à sa poursuite.

photo du film