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Extrait du dossier pédagogique
réalisé par les Grignoux et consacré au dessin animé
Le Château des singes
de Jean-François Laguionie
France/Angleterre/Allemagne/Hongrie, 1998, 1h20

Le dossier pédagogique dont on trouvera un court extrait ci-dessous s’adresse aux enseignants du primaire qui verront le film Le Château des singes avec leurs élèves (entre sept et onze ans environ). Il contient plusieurs animations qui pourront être rapidement mises en oeuvre en classe après la vision du film.

Le Monde d’En Haut
et le Monde d’En Bas

Le Château des singes est largement basé sur l’opposition de deux mondes, celui des Laankos qui vivent à terre et celui des Woonkos qui vivent au sommet des arbres. Si cette opposition peut faire l’objet d’une analyse approfondie (mode de vie, culture, valeurs), il nous semble intéressant, avec de jeunes spectateurs, de l’aborder au travers de quelques activités simples qui pourront être adaptées selon l’âge des enfants.

Objectif

  • Caractériser le mode de vie des Laankos et celui des Woonkos

Distinguer un Woonko d’un Laanko

Posons simplement la question aux enfants : «Face à un singe du film, comment peut-on savoir si on a affaire à un Laanko ou à un Woonko ?»

L’enseignant note au tableau, en parallèle, les points qui distinguent les Laankos des Woonkos.

La différence se marque d’abord par des signes physiques : les Woonkos sont presque nus alors que les Laankos sont richement vêtus. Les Laankos couvrent systématiquement leurs oreilles, avec leurs cheveux, une perruque ou un chapeau. Les Woonkos, eux, ont les oreilles dégagées.

Mais les singes d’En Haut et les singes d’En Bas se distinguent aussi par des signes moins visibles immédiatement. Attirons donc l’attention des enfants sur les attitudes, les comportements des singes. À part l’aspect physique, en quoi sont-ils différents ? Les Woonkos sont souples et grimpeurs alors que les Laankos sont raides et droits. Les Woonkos parlent mais poussent aussi des cris pour communiquer; les Laankos, eux, ne connaissent pas le langage des cris. Les Woonkos mènent une vie insouciante, sans contrainte, cherchant seulement à satisfaire des besoins élémentaires (se nourrir, protéger les petits, s’amuser). Par contre les Laankos mènent une vie «sophistiquée», très civilisée : ils ont construit une ville-château, ils sont organisés d’une manière complexe, avec une hiérarchie (un Roi, un chancelier, des courtisans, des serviteurs, des ouvriers, etc.) et ont des aspirations «élevées» : atteindre et explorer une terre mystérieuse, détenir le pouvoir, se divertir par des activités inutiles mais qui sollicitent l’intelligence (comme le labyrinthe), etc.

Établir des parallèles

Entre Laankos et Woonkos, le spectateur adulte peut établir des analogies élaborées : les singes d’En Bas représentent en quelque sorte la culture alors que les singes d’En haut représentent la nature. On peut établir un parallèle semblable entre «civilisé» et «primitif» d’une part et Laankos et Woonkos d’autre part. Avec de jeunes enfants, on peut jouer à établir le même type de parallèle mais en leur proposant des termes très simples et beaucoup plus concrets.

Il s’agit de rendre chacun des deux termes au mode de vie qui lui ressemble le plus.

  • Parmi les desserts : une pomme et un sorbet à la menthe
  • Parmi les vêtements : un pagne et un veston
  • Parmi les sports : le tennis et la course à pied
  • Parmi les jeux : le jeu d’échecs et les osselets
  • Parmi les instruments de musique : le saxophone et le tambour
  • Parmi les outils : une perche et une clé à molette
  • Parmi les boissons : de l’eau et du vin
  • Parmi les habitations : un château et une cabane

Dans chaque paire de termes, lequel est plutôt Laanko ? lequel est plutôt Woonko ?

Bien sûr, ces termes n’appartiennent pas vraiment au Monde d’En Bas ou au Monde d’En Haut. Il s’agit ici de dégager, d’une manière un peu intuitive, les grands principes de ces deux modes de vie. En résumé, on pourrait dire que le Monde d’En Bas correspond à la culture, à la sophistication, alors que le Monde d’En Haut représente davantage la nature, la simplicité. Ainsi, on attribuera aux Woonkos les objets que l’on trouve tels quels dans la nature ou qui ne demandent pas un processus de fabrication compliqué (pomme, pagne, tambour, perche, eau). Quant aux Laankos, on peut s’attendre à ce qu’ils disposent d’objets très spécifiques, qui résultent d’une fabrication très élaborée et qui ont une fonction très particulière (sorbet à la menthe, veston, saxophone, clé à molette, vin).

Invitons donc les enfants à attribuer aux Woonkos ou aux Laankos les termes proposés ci-dessus et à justifier leurs réponses. Ensuite, ils peuvent eux-mêmes imaginer et proposer aux autres enfants d’autres termes ou objets à attribuer aux Woonkos ou aux Laankos.

Participer à un débat

Après avoir distingué les Laankos des Woonkos sur les plans physique et culturel comme on vient de le faire, on peut prolonger la réflexion en proposant aux enfants un débat sur ce thème : «Préférerais-tu être un Laanko ou un Woonko ?» Pour entamer l’activité, rassemblons tous les enfants en un groupe serré, contre un mur de la classe. Demandons alors à tous ceux qui préféreraient vivre au sommet des arbres (être un Woonko) de se déplacer vers le coin gauche, et à tous ceux qui préféreraient vivre à terre (être un Laanko) de se déplacer vers le coin droit. Chacun part vers le coin qu’il a choisi, en même temps, sans discuter du choix avec les autres enfants. Chacun est obligé de choisir un côté.

Invitons alors chacun des deux groupes à argumenter pour son choix : les enfants doivent trouver le plus de raisons possibles pour justifier leur choix.

Quel avantage y a-t-il à vivre au sommet des arbres / à terre ? Chaque groupe travaille séparément à rassembler le plus d’arguments possibles pour son choix. Un secrétaire prend note dans chaque groupe des arguments avancés par les enfants.

Après le temps nécessaire à la discussion dans chacun des groupes, les enfants annoncent les arguments qu’ils ont trouvés.

Demandons ensuite aux enfants leur avis sur les arguments avancés par l’autre groupe. Pourraient-ils maintenant changer d’avis et choisir finalement l’autre mode de vie ? Ne sont-ils plus aussi sûrs de leur choix ? Les arguments de l’autre groupe leur ont-ils fait penser à d’autres arguments contradictoires ?

La réflexion peut donc se prolonger au cours d’un débat où les avantages et les inconvénients des deux modes de vie seront mesurés. Ce genre de discussion permet de dépasser les évidences, de «réfléchir plus loin», de nuancer les points de vue.

Pendant toute la durée de la discussion, on peut noter les avantages et les inconvénients des deux modes de vie dans un tableau comme celui-ci.